Frédéric Péchenard : "Il est invraisemblable que Mickaël Harpon ait pu rester dans un service de renseignement"

Politique

Toute L'info sur

L'interview Politique

INTERVIEW - Frédéric Péchenard, vice-président LR du Conseil régional d'Ile-de-France chargé de la sécurité, était l’invité politique d’Elizabeth Martichoux dans la matinale de LCI ce mercredi 9 octobre.

"C’est incompréhensible que depuis 2015, (Mickaël Harpon) ait pu rester dans un service de renseignement." Près d’une semaine après l’attaque de la préfecture de police de Paris, l’ancien directeur général de la police nationale et vice-président LR de la région Ile-de-France, Frédéric Péchenard, était l’invité de LCI. 

"Vous avez quelqu’un qui à haute et intelligible voix se réjouit (de l’attentat contre Charlie Hebdo, ndlr). Dès ce moment-là il doit être écarté. C’est incompréhensible qu’il ne l’ait pas été." Selon l’ancien chef de la police, ses collègues étaient forcément au courant de ses propos. "Dans un service qui n’est pas énorme, entre 100 et 150 personnes, tout le monde se connaît, tout le monde sait ce qu’il se passe. Je ne veux pas croire que l’ensemble des agents n’aient pas été au courant", a-t-il estimé.

Lire aussi

Selon Frédéric Péchenard, les policiers radicalisés et identifiés comme tels devraient être exclus des services. "A partir du moment où vous êtes radicalisé, vous ne pouvez pas rester dans un service de renseignement, dans un service de police. (…) Ces personnes n’ont rien à faire dans les services de renseignement, c'est une évidence." Selon l’ancien policier, il faudrait pouvoir "les révoquer" ou "au moins les mettre dans un endroit où ils n’ont pas d’informations spécifiques, pas accès à grand-chose". Il trouve également "insensé" que les services de renseignement n’aient pas détecté que Mickaël Harpon fréquentait une mosquée salafiste, dans laquelle prêchait un imam radicalisé.

Enfin, alors que certains élus républicains réclament la démission de Christophe Castaner et Laurent Nunez, Frédéric Péchenard a apporté son soutien au ministre de l’Intérieur et à son secrétaire d’Etat. "Ce n’est pas que je les soutiens, mais on se trompe de polémique. Quand on attaque les personnes, on s’en prend à l’arbre qui cache la forêt. Je veux bien attaquer la politique, pas les hommes. Le sujet ce n’est pas est-ce que Castaner a été maladroit ou pas, mais comment cet homme a pu tuer" quatre de ses collègues. "On veut savoir ce que le gouvernement va faire pour que ça ne se reproduise pas."

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter