Jordan Bardella accuse le gouvernement de "démanteler" les retraites

Jordan Bardella accuse le gouvernement de "démanteler" les retraites
Politique

Toute L'info sur

L'interview Politique

INTERVIEW – Au lendemain des mesures annoncées par Edouard Philippe, Jordan Bardella était l’invité d’Elizabeth Martichoux ce jeudi 12 décembre. Sur LCI, le vice-président du Rassemblement national s’est montré particulièrement critique envers la réforme des retraites.

Il accuse l’exécutif d’aller vers le "démantèlement" des retraites. Invité politique d'Elizabeth Martichoux ce jeudi 12 décembre, Jordan Bardella s’est montré totalement insatisfait par les annonces du gouvernement sur la réforme des retraites, demandant à ce qu’un référendum soit organisé sur le sujet. Et lançant d’ores et déjà une promesse de campagne du Rassemblement national.

Les "bonnes nouvelles" jugées trop "théoriques"

Pour le vice-président du Rassemblement national, ce projet de loi s’annonce être une "régression sociale sans précédent" en France. S’il admet que certaines mesures sont des "bonnes nouvelles", comme la bonification pour les femmes, il regrette qu’elles restent "extrêmement théoriques". Évitant soigneusement de répondre sur les spécificités techniques, l’eurodéputé a critiqué l’entièreté du projet, qu’il considère piloté par une volonté européenne. 

Voir aussi

Deux points sont les principales sources de crispation de l’élu. D’une part, les régimes spéciaux. Avouant que certains sont "justifiés",  il ne comprend pas pourquoi le gouvernement continue de vouloir mettre un "certain nombre de spécificités" dans le cadre de certaines professions. "J’ai énormément de mal à comprendre !" De toute manière, pour lui, ce sont "les Français" dans leur ensemble qui seront les grands "perdants" de la réforme. "Les régimes spéciaux sont un faux problème", lance-t-il ainsi. "On fait passer cette grande mobilisation populaire pour une défense d’intérêts catégoriels par profession, mais en vérité, on assiste à une brutalité sociale."

Lire aussi

Deuxième annonce problématique pour l’eurodéputé, le point pivot. Alors qu’Emmanuel Macron avait promis lors de sa campagne présidentielle de ne pas décaler l’âge de départ, l’élu d’extrême droite estime qu’il a "menti". "L’âge de départ à la retraite devient 64 ans, puisqu’on peut partir avant, mais on perdra".

"Il faut engager un référendum"

Si le Rassemblement national semble être profondément contre cette réforme, appelle-t-il alors à soutenir les grévistes ? Encore une fois, Jordan Bardella contourne la question. "Aux grévistes, je dis que le plus important face à la politique du gouvernement, c’est de voter." Et d’en profiter pour lancer une promesse de campagne pour 2022. "Nous la supprimerons si on arrive au pouvoir", déclare-t-il, avant d’estimer, comme la cheffe du parti, que si les blocages persistent "il faut engager un référendum". 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent