Sonia Krimi, députée LaREM, enfile un gilet jaune et dit comprendre la mobilisation

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La colère des Gilets jaunes

AMBIANCE - La députée de la majorité Sonia Krimi a rencontré une délégation de Gilets jaunes à qui elle a avoué que si elle n'avait "pas été députée" elle serait "peut-être dans la rue" pour affirmer son mécontentement à leurs côtés. Une proximité qui pourrait lui coûter cher.

Il s'agit de la première députée de la majorité à apporter son soutien aux Gilets jaunes. Ce vendredi, l'élue de la Manche Sonia Krimi s'est affichée aux côtés de Gilets jaunes, qu'elle a reçu dans sa permanence de Cherbourg. A la petite délégation qui lui a offert un gilet jaune qu'elle n'a pas hésité à revêtir, Sonia Krimi a déclaré : "Si je n'avais pas été députée, je serais peut-être dans la rue pour dire que je ne suis pas contente."

Dans l'échange filmé par France Bleu Cotentin, la parlementaire poursuit et adresse un message au gouvernement : "C'est très bien de garder le cap, mais quand vous avez une tempête de vent, parfois, il faut charger la route. Et surtout, quand vous n'avez plus personne dans le bateau, vous faites comment ? Comment garder le cap sans marins ? La France ne peut pas être réformée sans les Français."

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Après cette rencontre, Sonia Krimi a adressé un communiqué aux journalistes, dans lequel elle explique comprendre la mobilisation des Gilets jaunes "face à l'augmentation des charges, en particulier dans les territoires ruraux où la plupart des habitants sont contraints de prendre leur voiture tous les jours pour aller travailler". "Sonia Krimi constate que la fronde des Gilets jaunes traduit l'impossibilité d'une grande partie de la population à envisager l'avenir sereinement", peut-on lire plus loin. "Relever le défi écologique ne doit pas passer par l'aggravation de la fracture sociale" estime la députée.

Cette sortie pourrait coûter cher à Sonia Krimi, "frondeuse" du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale. D'ailleurs, sur BFMTV, sa collègue Marie Lebec l'a accusée de faire de la "démagogie à bas coût". "Sonia Krimi n’est pas obligée d’être membre de La République en marche. Si elle ne se sent pas de porter cette politique (...) elle peut toujours quitter le groupe."

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