La dernière visite de Hollande au Mali : l'heure du bilan

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AFRIQUE - Actuellement au Mali pour un sommet Afrique-France, François Hollande effectue sa dernière visite sur le contient africain en tant que président de la République. L'occasion pour lui de faire notamment le point sur sa politique extérieure.

C'est par une visite éclair de deux heures que François Hollande a débuté ses adieux vendredi aux militaires toujours en opération au Mali. Le président de la République était à Gao, dans le nord du pays, et a indiqué aux soldats de l'opération Barkhane que le combat contre les jihadistes, aussi bien au Sahel, qu'en Irak et en Syrie, était le même qu'en France. 


"Nous le savons tous, les terroristes qui attaquent notre propre territoire, qui agissent sur notre propre sol, sont liés avec ceux qui sont au Levant, en Irak et en Syrie mais aussi ici, dans la bande sahélo-saharienne", a-t-il déclaré à la veille d'un sommet France Afrique, prévu à Bamako.


Le chef de l'Etat a alors rendu hommage aux 4 000 militaires de cette force Barkhane déployée bien sûr au Mali, mais aussi en Mauritanie, au Tchad, au Niger et au Burkina Faso. "En contribuant à la protection du Mali (...) vous assurez notre propre sécurité", la "sécurité des Français", a-t-il précisé quatre ans après le lancement de l'opération Serval, le 11 janvier 2013.

Le Mali a retrouvé son intégrité territorialeFrançois Hollande

Cette opération Serval avait alors pour objectif de mettre un terme à la progression des groupes armés liés à Al-Qaïda, qui, arrivant du nord du pays menaçait la capitale Bamako. Bien qu'aujourd'hui la menace semble écartée, l'insécurité est toujours présente dans la région. Et, depuis 2014, l'opération Barkhane, étendue à cinq pays, a pris le relais. Au total, seize soldats français ont perdu la vie depuis le début de Serval.

"Le Mali a retrouvé son intégrité territoriale, a pu effectuer sa transition politique, élire son président et choisir ses députés", s'est félicité François Hollande avant d'indiquer au journaliste que c'était "émouvant" pour lui de venir à Gao où l'armée française est "là pour longtemps".

Démocratie et sécurité au menu du sommet Afrique-France

Mais si le président français est actuellement présent dans la région, et pour la dernière fois de son mandat, c'est également pour co-présider samedi avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta le sommet Afrique-France auquel doit participer une trentaine de chefs d'Etat. 


Au menu des discussions, il devrait notamment y avoir le respect des Constitutions, alors que certains présidents tentent de se maintenir au pouvoir, mais aussi les questions de sécurité. En 2013, la France s'était engagée à former 20.000 militaires africains par an. Elle a finalement légèrement dépassé cet objectif en atteignant les 21.500 en moyenne et elle compte encore augmenter ce chiffre à 25.000.

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