La droite dénonce la "manœuvre" du gouvernement pour éviter une législative partielle

La droite dénonce la "manœuvre" du gouvernement pour éviter une législative partielle

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POLÉMIQUE – Des élus Les Républicains s'insurgent contre les conditions du départ de l'Assemblée du député PS François Brottes, qui doit devenir président du directoire de RTE le 1er septembre prochain.

C'est une petite astuce qui permet aux socialistes d'éviter une législative partielle à hauts risques en ces temps d'impopularité gouvernementale. Mardi matin, un décret publié au Journal officiel a prolongé de six mois la mission sur "la sécurité d'approvisionnement en électricité" confiée en février dernier au député PS de l'Isère, François Brottes. Sa nomination à la tête du directoire du gestionnaire public du réseau de transport d'électricité (RTE), effective le 1er septembre prochain, n'entraînera ainsi pas d'élection partielle pour lui trouver un successeur sur les bancs du palais-Bourbon. Le Code électoral prévoit en effet qu'un député chargé par le gouvernement d'une mission temporaire soit directement remplacé par son suppléant si celle-ci est prolongée au-delà de six mois.

"Copinage"

Ce tour de passe-passe, déjà tenté - mais en vain - par l'exécutif lors du départ de Pierre Moscovici pour la Commission européenne, n'a évidemment pas échappé à la droite. Le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi s'en est ainsi pris dans un communiqué mardi à l'"étrange pouvoir de gauche qui veut éviter tout retour au peuple tout en se targuant de souveraineté populaire". Sur Twitter, d'autres élus des Républicains ont rivalisé d'indignation en dénonçant une "manœuvre scandaleuse" ou un "copinage" au sein de la majorité.

EN SAVOIR + >> L'astuce de Hollande et Valls pour s'éviter une nouvelle législative partielle

L'arrivée de François Brottes à la tête de RTE suscite décidément des remous. Certaines voix, celle de François Bayrou notamment, s'étaient déjà élevées en juillet pour dénoncer un conflit d'intérêts dans le choix de ce député spécialiste de l'énergie, qui a notamment dirigé la commission spéciale sur l'examen du projet de loi sur la transition énergétique. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) avait finalement donné son feu vert à sa nomination en la considérant conforme "aux conditions d'indépendance" fixées par le code de l'Energie.

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