"La gauche se meurt" : le meilleur des déclarations politiques du dimanche

"La gauche se meurt" : le meilleur des déclarations politiques du dimanche
Politique

PETITES PHRASES – Comme chaque dimanche, les personnalités politiques se bousculent dans les médias. Retrouvez leurs principales déclarations de ce dimanche 14 décembre.

Le travail dominical agite la gauche. Alors que six Français sur dix sont favorables à cette mesure contenue dans la loi Macron, plusieurs responsables socialistes s'opposent ou mettent leurs conditions avant un éventuel vote sur l'extension du travail le dimanche. Metronews a sélectionné les principales déclarations médiatiques du 14 décembre.

Julien Dray, vice-président (PS) au consei régional d’Ile-de-France, “Le Grand Rendez-vous (Europe 1, Le Monde, i

Sur le PS et l'état de la gauche : “Je pense qu'il y a urgence, la gauche se meurt […]. Ce que je ne veux pas, c'est que dans deux ans le bilan de ma vie militante, ça soit d'aller convaincre des électeurs de gauche de voter pour Nicolas Sarkozy parce qu'il faudra faire barrage à Marine Le Pen.”

Sur l' outing de Closer à propos de Florian Philippot : “Ce que Closer a fait, c'est totalement dégueulasse. […] Quand ça dérape, il faut une sanction pénalisante.”

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, “12/13 Dimanche” (France 3) :

Sur les propos de Julien Dray : "Il n'a pas tort dans le sens où si nous sommes divisés, et nous le sommes avant les élections départementales, si nous sommes dans la criticaillerie des socialistes entre eux ou des formations politiques de gauche les unes contre les autres, eh bien nous serons éliminés du premier tour des élections cantonales, éliminés des élections régionales, et demain éliminés du pouvoir. […] Si le PS meurt, la gauche meurt. […] Le PS peut mourir, le PS peut être une formation politique qui ne pèse plus sur les enjeux électoraux.”

Sur le travail dominical : "Le repos dominical doit rester la règle. […] Deuxièmement, il faut que dans l'exception, c'est-à-dire quand on travaille le dimanche, […] les salariés soient protégés, qu'ils aient des repos compensateurs, qu'ils aient des compensations salariales. Et enfin, […] quand il faut ouvrir dans les zones touristiques, ce que personne ne critique, à ce moment-là il faut des garanties. Si on a ces trois éléments, […] je plaide pour le compromis, je crois que les socialistes vont se retrouver.”

Sur Angela Merkel et un sondage Ifop pour Le JDD : “Elle a un succès conjoncturel, elle protège parfaitement le rentier allemand, celui qui épargne pour sa retraite mais, du point du vue de l'histoire, du point de vue de la situation européenne, l'histoire sera terriblement sévère. […] Il n'y a pas […] une situation où Mme Merkel aurait raison et où la France serait un Land allemand.”

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, le Forum "Radio J" :

Sur les propos de Julien Dray : “La gauche, elle se transforme, elle est en pleine mutation, et c'est une mutation douloureuse.”

Benoît Hamon, député PS et ancien ministre de l'Education nationale, le JDD :

Sur le travail dominical : “La société de consommation s'est immiscée partout dans nos vies. La tâche de la gauche au pouvoir n'est pas de considérer que les Français ne sont que des consommateurs. […] Il y a une triple erreur, […] économique, […] sociale […] et sociétale. […] Croire que le bonheur est indexé à la possibilité de travailler le dimanche, c'est une vision passéiste de la société. C'est le modèle des années 1980. […] Si les choses devaient rester en l'état, je voterais contre les dispositions sur le travail dominical et, évidemment, je ne pourrais approuver cette loi.”

Sur le PS : “La gauche moderne, c'est la gauche qui ne se résigne pas, qui n'abdique pas face aux contraintes. La gauche moderne, ce n'est pas celle qui prend les mots et la pensée de l'adversaire pour essayer d'être crédible, c'est celle qui est fière de son passé et regarde sereinement vers l'avenir".

Valérie Pécresse, députée et conseillère régionale UMP, “C politique” (France 5) :

Sur sa candidature pour les élections régionales : “C'est énorme. C'est fabuleux, la Région Ile-de-France. C'est Paris, c'est le Grand Paris. On ne peut pas courir deux lièvres à la fois. Pour les six prochaines années, mon combat c'est la Région.”

Sur l'idée de rassemblement à l'UMP : “Comme a dit Aimé Jacquet, on vit ensemble, on meurt ensemble. On est obligés de jouer collectif.”

Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP, “Tous politiques” (France Inter) :

Sur Emmanuel Macron : “On a nommé M. Macron qui en fait incarne un discours de droite au gouvernement puisqu'on voit que c'est lui qui tient le discours de la droite, le discours des libertés. Il est là pour incarner ce virage à droite que M. Valls appelle de ses vœux. […] Mais rien n'a été fait.”

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