La lanceuse d’alertes Stéphanie Gibaud se lance en politique avec… Nicolas Dupont Aignan

La lanceuse d’alertes Stéphanie Gibaud se lance en politique avec… Nicolas Dupont Aignan

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NOUVEAU DEPART – Stéphanie Gibaud, à l’origine du scandale de fraudes fiscales chez UBS entame un nouveau combat, celui de la politique. Elle a rejoint la liste de Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, pour les régionales en Ile-de-France.

Un nouveau combat, pour une nouvelle vie. Après sa victoire aux Prud’Hommes face à la banque UBS, la lanceuse d’alertes Stéphanie Gibaud se lance en politique. Celle qui est à l’origine du scandale des fraudes fiscales chez son ancien employeur est devenue tête de liste en Ile-de-France du parti Debout la France, mené par le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. Un ralliement que le député de l’Essonne a lui-même annoncé dans l’émission politique de France 3 Paris, samedi. 

Une information confirmée à metronews par Stéphanie Gibaud, pour qui ce nouvel engagement semble relever de l’évidence : "Oui, je serai tête de liste du parti de Nicolas Dupont-Aignan à Paris. Cela fait longtemps qu’on se connait. C’est Hervé Falciani (lanceur d’alertes, ex-employé de la banque HSBC, ndlr) qui me l’a présenté. Aussitôt, il m’a demandé ‘ Que puis-je faire pour vous aider ?’. En France, c’est le seul homme politique à avoir eu ce geste envers moi. Pour tous les autres députés, ça semble impossible de protéger les lanceurs d’alertes. Personne ne veut nous soutenir. A part lui, on est seuls ! Alors, quand il m’a proposé de prendre la tête de liste, j’ai accepté" nous confie-t-elle.

"On en a marre, moi plus que les autres"

Et en vue de ce nouveau combat politique, Stéphanie Gibaud semble plus déterminée que jamais. D’ailleurs, son discours est déjà bien rôdé : "J’ai conscience d’être, en quelque sorte, le fer de lance des lanceurs d’alertes. Si je suis élue, cet engagement sera ma manière de continuer à défendre l’intérêt général. Paris doit être la capitale de l’honnêteté. Et on peut me faire confiance, car je ne laisse rien passer. Je veux combattre la corruption à Paris. Mon slogan à moi, c’est 'pas de triche'".

Une volonté affichée de lutter contre la corruption derrière laquelle se dessine déjà un intérêt particulier pour la hausse de l’imposition. "Je veux que les citoyens sachent pourquoi ils payent. On en a marre de ne pas être informés, moi plus que les autres." Elle poursuit, dégainant un argument déjà soulevé par Valérie Pécresse (LR) au mois de juin : "Vous saviez que 300.000 euros venaient d’être débloqués par la région pour construire des pistes cyclables au Chili ? Moi je viens de l’apprendre, et je me demande si c’est un bon usage de nos impôts." Mais celle qui essuie les critiques depuis l’annonce de son engagement, samedi continue pourtant d’assurer : "Je ne suis pas encartée. Je reste politiquement indépendante."

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