"La police ne verbalisera pas les bars et restaurants" : à Marseille, les envies de désobéissance gagnent les élus

"La police ne verbalisera pas les bars et restaurants" : à Marseille, les envies de désobéissance gagnent les élus
Politique

RÉVOLTE - L'adjointe à la mairie de Marseille Samia Ghali assure ce vendredi sur LCI que la police municipale ne verbalisera pas les restaurants et bars qui resteront ouverts à partir de samedi. Le début de la désobéissance des élus marseillais envers le gouvernement ?

"Aux habitants de la Métropole Aix-Marseille Provence et de la Région, nous voulons dire : vos élus locaux vous défendront avec force, dignité et acharnement contre l’injustice et la verticalité." Voilà ce qu'écrivent conjointement la présidente LR du département des Bouches-du-Rhône Martine Vassal, le président LR de la région PACA Renaud Muselier et la maire Divers gauche de Marseille Michèle Rubirola.

"Chacun dans nos fonctions, chacun dans nos responsabilités, nous nous tenons donc fermement aux côtés du peuple marseillais et métropolitain (…) Nous prendrons les mesures nécessaires pour éviter que nos acteurs économiques ne disparaissent, et ceci dans toute la région", ajoutent-ils. "Nous demandons une chose simple à l’Etat : laissez-nous travailler ! Vous ne pouvez pas décider seuls." 

Lire aussi

Sinon quoi ? A la veille de la fermeture des bars et restaurants dans l'agglomération Aix-Marseille, un vent de désobéissance souffle dans la cité phocéenne. Ce vendredi sur LCI, la deuxième adjointe à la mairie de Marseille, Samia Ghali, a indiqué que la police municipale ne verbaliserait pas les commerçants qui choisiraient de rester ouverts à partir de samedi. "La police municipale, on en a besoin sur le territoire de tout Marseille pour d’autres missions beaucoup plus graves. (…) La police ne verbalisera pas, de fait. Elle aura d’autres missions (…) au service des Marseillaises et Marseillais." 

L'élue des quartiers nord, qui a pris part à la manifestation qui avait lieu ce vendredi pour protester contre les nouvelles restrictions, a réfuté être dans une "crise de désobéissance", mais estime que "ça devient insupportable la façon dont le gouvernement fonctionne"

"On n'est pas là pour inciter les gens à la rébellion"

Pourtant, jeudi sur LCI, à la question de savoir si la police municipale sanctionnerait les restaurateurs qui ouvriraient quand même leurs établissements, la maire de Marseille avait répondu : "Vous me faites entrer dans un scénario dans lequel je ne veux pas rentrer. On n’en est pas là, on va travailler avec l’Etat. On n’est pas là pour inciter les gens à la rébellion, on est là pour que l’Etat réalise que ces mesures sont inadaptées, inappropriées, incompréhensibles."

Ce vendredi, le président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur Renaud Muselier devait déposer un référé liberté en justice pour empêcher la fermeture des bars et restaurants de la métropole. "J’invite le préfet à respecter scrupuleusement la loi car je déposerai dès demain, avec des restaurateurs et des cafetiers, un recours en référé liberté devant le tribunal administratif de Marseille contre tout acte restreignant l'exercice de la liberté d'entreprendre, d'industrie et du commerce de façon disproportionnée", a-t-il écrit dans un communiqué publié jeudi soir. 

Toute l'info sur

Covid-19 : la France face au rebond de l'épidémie

Les dernières infos sur l'épidémie de Covid-19

Et si la fermeture des bars et restaurants était jugée applicable, le président de la région a indiqué qu'il demanderait au Premier ministre de réduire cette fermeture à une semaine contre 15 jours annoncés.

Sur le même sujet

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent