La prolongation de l'état d'urgence après février est possible selon Valls

La prolongation de l'état d'urgence après février est possible selon Valls

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SECURITE - Il ne faut "pas écarter la possibilité" d'une prolongation de l'état d'urgence après le 26 février, a indiqué mardi sur Europe 1 le Premier ministre Manuel Valls.

Un état d’urgence plus si exceptionnel ? Mardi, sur Europe 1, le Premier ministre Manuel Valls a déclaré qu'il ne fallait pas "écarter", la "possibilité" d'une prolongation de l'état d'urgence après le 26 février, terme fixé par la loi. La mesure avait été adoptée dans la foulée des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis.

"Il ne faut pas écarter cette possibilité de bien évidemment, en fonction de la menace, et il faudra agir avec beaucoup de responsabilité", a répondu sur Europe 1 le Premier ministre, qui a rappelé l'intention de l'exécutif d'inscrire la notion d'état d'urgence dans la Constitution. Il a rappelé, également, que l’état d’urgence reste "forcément une période exceptionnelle, liée à une menace immédiate, la constitution est très précise dessus". 

2000 perquisitions administratives

Mais pour le Premier ministre, cette "menace est durable" : "Elle est liée aux convulsions même au sein de l’Islam et cette menace est durable, et nous devons vivre avec elle, la regarder dans les yeux et l’affronter. Nous gagnerons cette guerre si nous y mettons les moyens". Il a appelé les Français à "continuer à vivre, à travailler, aller au sport, en sachant que nous faisons tout pour assurer cette sécurité, car cette menace est durable. Consommez, dépenser, vivez, reprenez le chemin des spectacles, du cinéma, du théâtre. Ce message est très important et c’est une des réponses à la menace terroriste." Manuel Valls a également rappelé que le budget sécurité avait été augmenté de 700 à 800 millions d’euros.

D’après les chiffres du Premier ministre, plus de 2 000 perquisitions administratives ont été menées et plus de 210 personnes placées en garde à vue. "Elles ont permis de saisir 320 armes, dont une trentaine d'armes de guerre. Plus de 250 procédures judiciaires ont été initiées suite à ces perquisitions, plus de 210 personnes ont été placées en garde à vue", a déclaré Manuel Valls. Selon lui, "cela prouve bien que ces perquisitions ne sont pas dues au hasard et qu'elles permettent d'étayer des soupçons objectifs". L'état d'urgence, qui permet en particulier de mener des perquisitions administratives sans l'autorisation d'un juge, a été voté par le Parlement pour trois mois, jusqu'au 26 février. 

Jeudi dernier, le ministre Bernard Cazeneuve allait dans le même sens. "Nous apprécierons la situation au bout des trois mois, avait-il dit dans Des paroles et des actes. Si dans trois mois l'évaluation de la menace, à partir des informations dont nous disposons, est [au même] niveau, nous reconsulterons le Parlement (...) et nous prendrons toute disposition de nature à protéger les Français."

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