"La République, c'est moi !" : les députés de LFI sommés de s'expliquer sur leur comportement lors des perquisitions au siège du parti

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Jean-Luc Mélenchon, l'"insoumis"

CONVOCATIONS - Tout le monde se souvient de cette scène surréaliste : alors que le siège de la France Insoumise était perquisitionné en octobre dernier, des députés s'en étaient pris avec virulence aux magistrats et aux forces de l'ordre. Dans le cadre d'une procédure pour "actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique", le parquet de Bobigny a convoqué Jean Luc Mélenchon et d'autres cadres du parti.

"Allez faire votre métier de policiers républicains, vous n'êtes pas des Benalla. La République, c'est moi !" Face aux forces de l'ordre venus perquisitionner le siège de son parti en octobre dernier, le chef de file des Insoumis avait laissé éclater sa colère. Les images ont tourné en boucle pendant plusieurs jours dans les médias et sur les réseaux sociaux. 

Ces opérations policières avaient lieu dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, l'une concernant les comptes de campagne présidentielle, l'autre des emplois présumés fictifs d’assistants au Parlement européen. Un cadre légal avait avancé le parquet de Paris qui avait ouvert dans la foulée une procédure pour "actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Les premières convocations ont été envoyées cette semaine, annonce l'Express. Jean-Luc Mélenchon est tenu de s'expliquer mardi prochain, tout comme d'autres cadres du parti.

Car le député avait appelé des renforts pour s'opposer à la perquisition du local de la France Insoumise. Qui ne se souvient pas de ces images montrant l'homme politique tenter d'enfoncer la porte de son propre QG avec l'aide d'autres Insoumis, face à des policiers impassibles ? Jean-Luc Mélenchon avait même bousculer le procureur présent sur les lieux contre un mur, en lui disant : "Vous ne me donnez pas d’ordres ni de consignes".

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Peu après, c'était au tour d'Alexis Corbière de s’emporter. Après qu'un policier ait mis à terre un militant de la FI, il était entré dans une colère noire : "Vous vous calmez maintenant. (…) Je suis député moi Monsieur,  vous allez arrêter". Le député et porte-parole est lui aussi sommé de s'expliquer devant la justice, son audition est programmée mercredi prochain. Adrien Quatennens est quant à lui attendu lundi. "Je viens de recevoir la convocation", nous a-t-il confirmé ce vendredi. L'élu ne souhaitait pas cependant commenter cette information dans l'immédiat. 

Une plainte avait été déposée par les magistrats du parquet de Paris pris à parti, neuf membres du service de police judiciaire chargé de l'enquête, l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières (OCLCIFF). La procédure judiciaire ouverte par le parquet de Paris a été transféré, dès le mois d'octobre au parquet de Bobigny, compte tenu du risque d'impartialité. C'est à la brigade de répression des atteintes contre les personnes (BRDP) que revient la tâche de mener les auditions.

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