La révision constitutionnelle sur le climat est "une pastille verte", déplore Adrien Quatennens

La révision constitutionnelle sur le climat est "une pastille verte", déplore Adrien Quatennens

LOI CLIMAT - Le député La France Insoumise était l’invité politique de LCI ce mardi 16 mars. Il a indiqué qu’il ne voterait pas à l’Assemblée nationale l’amendement portant sur l’inscription de la défense de l’environnement dans la Constitution.

Mardi 16 mars, les députés doivent s'exprimer sur le projet de révision constitutionnelle ouvrant la voie à un référendum pour intégrer ou non la préservation de l’environnement dans l’article 1er de la Constitution. Invité politique de LCI ce mardi matin, Adrien Quatennens a fait savoir qu’il ne le voterait pas. L’élu La France Insoumise a dit tout le mal qu’il pensait de cette proposition, à laquelle s’était engagé Emmanuel Macron en fin d’année face aux 150 citoyens de la Convention pour le climat : "C’est une baudruche, une pastille verte qu’Emmanuel Macron entend mettre dans la Constitution d’une main pendant que de l’autre, il vient rejeter les trois quarts des propositions de la convention citoyenne pour le climat". 

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"Un bilan catastrophique" en matière climatique

Si l'adoption à l'Assemblée ne devrait pas poser de problème, ce projet de réforme constitutionnelle doit encore être approuvé par le Sénat avant d’être soumis à l’avis des Français dans le cadre d’un référendum. Le projet de loi climat, qui entend reprendre 30 à 40% des 150 propositions formulées par la Convention pour le climat, est actuellement discuté en commission avant d’atterrir devant l'ensemble des députés, puis au Sénat, conformément à la navette parlementaire. Mais déjà, des associations ont exprimé leur déception face à ce texte, comme l’a souligné Adrien Quatennens : Emmanuel Macron "s’était engagé à n’utiliser quelques jokers, finalement, c’est toute une loi de jokers et de filtres : 110 ONG disent que c’est une catastrophe". 

L’élu d’opposition a poursuivi, dénonçant la politique climatique actuelle du gouvernement, parlant de "bilan catastrophique en la matière" : "Le bilan écologique d’Emmanuel Macron, c’est d’avoir par décret en avril dernier diminué nos ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour dire ensuite 'on a atteint nos objectifs', c’est la réintroduction des néocotinoïdes…". En février dernier, l’exécutif avait en effet été épinglé pour avoir annoncé être dans les clous de sa Stratégie Nationale Bas-Carbone, fixant les plafonds d’émissions à ne pas dépasser par an. "Les objectifs initialement fixés [] tablaient sur une baisse de 2,3% des émissions de gaz à effet de serre par an. Or, ce chiffre représente désormais un objectif de baisse de 1,5% des émissions de gaz à effet de serre par an", nous détaillait alors Barbara Nicoloso, coordinatrice de l’association Virage Énergie. 

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L’élu a poursuivi en mentionnant la condamnation de l’État par la justice administrative pour inaction climatique et en s’attardant sur le programme climatique des Insoumis pour la présidentielle de 2022, qui prévoit par exemple la fin du nucléaire d'ici 2030 : "On aimerait introduire la règle verte, c’est-à-dire ne pas prendre à la nature plus qu’elle ne peut constituer : c’est un défi passionnant qui va nécessiter la planification." 

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