VIDÉO - La robe avec laquelle Cécile Duflot avait été sifflée rentre au musée

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COLLECTOR - La robe blanche à motifs bleus qui avait valu à Cécile Duflot, alors ministre du Logement, d'être sifflée par des parlementaires en juillet 2012, va faire son entrée au musée des Arts décoratifs dans le cadre d'une exposition sur "les vêtements qui font scandale".

Cécile Duflot n'a pas le passé sulfureux de Marilyn Monroe, et pourtant, une de ces robes va peut-être devenir iconique. Il s'agit de celle qu'elle portait à l'Assemblée nationale en juillet 2012. Une roble blanche, à motifs bleus, serrée à la taille, et qui laissait entrevoir ses avant bras. Un dénudement qui n'avait pas laissé insensibles deux députés UMP qui, dans un accès de machisme, avaient sifflé la ministre du Logement. "Admiré", avait cru bon de préciser Patrick Balkany, un des élus dont Europe Ecologie Les Verts dénoncera plus tard "le paternalisme lubrique".


C'est d'ailleurs à cause de cet épisode que cette robe va être exposée au musée des arts décoratifs à Paris dans le cadre d'une exposition : "Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale", qui se tiendra du 1er décembre au 23 avril 2017.


C'est l'ancienne ministre, elle-même, qui l'annonce dans un tweet. 

Cette robe ne m'appartient plus vraiment, c'est le symbole du sexisme en politique désormaisCécile Duflot

"Ni la robe, ni moi, ne lui imaginions un tel destin", a-t-elle encore tweeté. Il faut dire que cette exposition "invite à revisiter les scandales qui ont présidé les grands tournants de l’histoire de la mode du XIVe siècle à nos jours", avec des habits et accessoires qui ont transgressé les codes. On y verra donc, en plus de la robe de l'écologiste, un costume à col Mao porté par Jack Lang en 1985, mais également une jupe pour homme ou encore un smoking pour femme.


"J'ai reçu une lettre. J'ai cru à une blague au départ", raconte Cécile Duflot à France 3 Ile-de-France. "Comme c'est une robe d'été, je leur ai répondu qu'ils pouvaient  la garder pour cet hiver", poursuit-elle. "Je la récupérerai peut-être quand l'expo sera finie mais elle ne m'appartient plus vraiment, c'est le symbole du sexisme en politique désormais", conclut celle qui avait reçu des critiques pour avoir porté un jean lors de son tout premier Conseil des ministres.

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