"La victime, c'est moi" : Gérald Darmanin réagit aux accusations de viol

"La victime, c'est moi" : Gérald Darmanin réagit aux accusations de viol
Politique

JUSTICE - Le ministre de l'Intérieur, visé par une plainte pour viol et dont la nomination suscite la colère des féministes, a estimé dans une interview au "Point" qu'il était la "principale victime" de ce qu'il qualifie une "calomnie".

Une "calomnie". C'est ainsi que Gérald Darmanin a qualifié ce mercredi l'affaire dont il est le centre et qui empoisonne ses débuts place Beauvau. Le maire de Tourcoing, visé par une plainte pour viol, a estimé qu'il était la "principale victime" dans cette histoire.

"La victime dans cette histoire, c'est moi", estime celui qui a été nommé il y a un mois à la tête du ministère de l'Intérieur. "C'est moi dont on salit le nom. C'est à moi qu'on prête des comportements que je n'ai jamais eus", s'est-il lamenté dans un entretien (payant) au Point. Et d'ajouter : "C'est difficile à vivre. Mais je n'ai pas le droit de me plaindre."

"Je suis à la disposition de la justice"

Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été récemment relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations. "Je suis à la disposition de la justice", répète le ministre dans l'entretien, où il suggère que cette affaire est un "passage initiatique pour ceux qui dérangent quand on fait de la politique nationale".

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Gérald Darmanin a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l'avait sollicité en 2009 lorsqu'il était chargé de mission à l'UMP (parti devenu LR) pour faire annuler une condamnation pour chantage et appels malveillants à l'égard d'un ex-compagnon. Selon ses déclarations, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter son appui et elle se serait sentie contrainte de "passer à la casserole", ainsi qu'elle l'a expliqué aux enquêteurs. Le ministre a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme mais, selon lui, librement consentie.

Dans une autre affaire, celle-là à Tourcoing, il avait été accusé d'abus de faiblesse par une habitante de la ville dont il est le maire, après que cette dernière, en situation de précarité, l'avait sollicité pour obtenir un logement social. Elle lui reprochait notamment de lui avoir extorqué des faveurs sexuelles en échange de son aide. Après avoir déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse, l'ex-ministre du Budget avait fini par la retirer.

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