La victoire contre l'extrême droite en Autriche remonte le moral des écolos

La victoire contre l'extrême droite en Autriche remonte le moral des écolos
Politique

OPTIMISTES - La victoire serrée de l'écologiste Alexander Van der Bellen contre l'extrême droite à la présidentielle autrichienne suscitait lundi une vague d'enthousiasme chez les écologistes français, minés par leurs dissensions internes. Chacun y voit ses propres enseignements.

Quand on a enfin une occasion de se réjouir, on ne la boude pas. Les responsables écologistes français ont savouré lundi la victoire annoncée du candidat des Verts autrichiens, Alexander Van der Bellen, à la présidentielle. Ce dernier affrontait le candidat de l'extrême droite (FPÖ) Norbert Hofer, qu'il a devancé d'une très courte tête, soit 31.026 voix d'écart.

La ministre et ex-patronne d'EELV, Emmanuelle Cosse y a carrément vu un message adressé "au monde" par les écologistes, celui d'être "un rempart" contre l'extrême droite. 


Comme d'habitude, chacun y a vu ce qu'il voulait voir. Pour le député écolo "réformiste" François de Rugy (proche du gouvernement), c'est le rappel - à destination de la gauche française - que " sans rassemblement, l'extrême droite peut gagner ". A gauche du courant écologiste, l'ex-ministre Cécile Duflot - et potentielle candidate à la présidentielle face au PS - a fait vivre le suspense autrichien sur son compte Twitter, avant d'exulter lundi en début d'après-midi et d'appeler ses camarades à aller fêter l'événement. 


Dans un communiqué, EELV a adressé ses "remerciements" au candidat vainqueur, expliquant que "le soulagement est grand, tant la victoire de l'extrême droite avec son lot de fermeture des frontières et d'autoritarisme représentait une menace pour l'Autriche mais également pour le projet européen".

Surtout, le parti écologiste - qui vient de perdre douloureusement son groupe à l'Assemblée - y voit la victoire des "progressistes" sur "les gestionnaires sanctionnés comme jamais" lors du premier tour de la présidentielle autrichienne. Alors que bon nombre de cadres écolos rêvent d'une alliance avec d'autres formations de gauche pour contrer le PS, le message semble tout droit adressé à François Hollande et à Manuel Valls.

A LIRE AUSSI
>> Qui est Alexander van der Bellen, l'écologiste qui a fait barrage à l'extrême droite en Autriche ?
>> Après l'affaire Baupin, le groupe écolo se disloque à l'Assemblée

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter