"L'Alliance populaire", le projet du PS qui ne met pas tout le monde d'accord

Politique

RASSEMBLEMENT - Le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis souhaite lancer un "nouveau mouvement" pour rassembler la gauche : "l'alliance populaire".

Bienvenue à l'Alliance populaire ! Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a annoncé lundi 14 décembre la publication en mi-février 2016 du texte fondateur de ce "nouveau mouvement". Pas un nouveau parti, non, mais une "fédération de partis, de mouvements associatifs et citoyens".

Rassembler au plus large

"L'alliance populaire" a pour but d'obtenir un "rassemblement le plus large possible" des forces de gauche, dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017. Mais la porte-parole du PS Corinne Narassuguin, qui présentait l'annonce lundi soir, ne se faisait pas trop d'illusion quant à la venue du PCF et du Front de gauche : "Ils auront sûrement envie de leur candidat".

Le projet était porté depuis le mois de juin par Jean-Christophe Cambadélis et Julien Dray. Ce lundi, le patron des députés PS Bruno Le Roux avait reconnu de son côté que le PS "ne faisait plus envie aujourd'hui". Premier à évoquer ce "nouveau projet" de "rassemblement de la gauche", Julien Dray avait même évoqué un changement de nom pour le PS... avant d'être contredit par le même Cambadélis.

Un changement de cap qui divise

Dans son allocution post régionales, dimanche soir, Cambadélis avait invité la gauche à "retrouver le chemin de l'union". "Ensemble, nous devons forger l’espoir d’une société meilleure où se conjuguent croissance durable, justice sociale et territoriale, action écologique, priorité éducative, autorité de l’Etat, innovation démocratique", avait-t-il alors déclaré.

Si cette initiative va de paire avec "l'inflexion" plus à gauche réclamée par le patron du PS au gouvernement, la création de ce nouveau mouvement suscite aussi des questions. Si le député Malek Boutih voulait faire de "la nation" le "thème autour duquel tout projet devait s'écrire", son collègue Benoît Hamon avait exprimé ses inquiétudes sur "l'indifférenciation droite/gauche" : "On surjoue le clivage entre la droite et la gauche mais la nature des politiques, sur les questions économiques et sociales, n'est pas fondamentalement différente".

Un rassemblement au centre ?

Si cette "alliance populaire" se veut une ouverture "pour la gauche", le PS pourrait bien décider de se tourner plutôt vers le centre. Une décision qui serait saluée par les Français.

D'après un sondage publié mardi 15 décembre dans Le Parisien , 68% des Français se disent favorables à un rapprochement entre la gauche, le centre et la droite républicaine. Avec une inflexion qui ne viendrait pas du parti Les Républicains.

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