L'ancienne ministre Fleur Pellerin explique pourquoi elle démissionne de la fonction publique

Politique
ARGENT PUBLIC - L'ex-ministre de la Culture, remerciée par Matignon en février, vient de présenter sa démission de la fonction publique pour se lancer dans le privé. Sa toute nouvelle entreprise veut accompagner les investissements coréens dans les nouvelles technologies en France.

Elle refuse de faire supporter à la collectivité "le prix de sa tranquillité". L'ex-ministre de la Culture Fleur Pellerin, évincée du gouvernement en février, va créer son entreprise après avoir démissionné de la fonction publique, a-elle annoncé dimanche sur Facebook. 

"Après quinze ans d’engagement dans l’administration, je souhaite renoncer au bénéfice du statut de la fonction publique afin de mener un projet de création d’entreprise", a-t-elle écrit dans une lettre adressée le 9 juin à François Hollande et publiée dimanche sur son compte Facebook, confirmant une information du JDD

J'ai "toujours eu le souci et le respect des deniers publics"

Elle a démissionné de la Cour des Comptes et de la fonction publique, depuis le "15 août 2016", renonçant à "une position de disponibilité", permettant une possible réintégration en cas d'échec. J'ai "toujours eu le souci et le respect des deniers publics et, à cette charnière de ma vie, j’aime à penser que je ne fais pas supporter à la collectivité le prix de ma tranquillité dans une aventure entrepreneuriale qui est avant tout un choix et un défi personnels", a-t-elle précisé.

Mi-février, lors du remaniement gouvernemental, Fleur Pellerin a été remplacée par la conseillère de François Hollande Audrey Azoulay, une éviction à laquelle elle ne s'attendait pas. Les jours suivants, elle avait déclaré à L'Obs "ne pas pouvoir imaginer une seconde ne pas jouer un rôle dans le destin de ce pays".

Avis favorable de la Haute autorité de la transparence de la vie politique

Native de Séoul, où elle avait été abandonnée dans la rue après sa naissance, adoptée à 6 mois par une famille française, elle va créer une structure baptisée Korelya, afin d'accompagner les investissements coréens en nouvelles technologies dans l'Hexagone, a confirmé à l'AFP son entourage. La Haute Autorité de la transparence de la vie politique, chargée de vérifier l'absence de conflit d’intérêt pour les fonctionnaires qui partent dans le privé, a été consultée et a émis un avis favorable. 

La quadragénaire, diplômée de l'Essec, de Sciences-Po et de l'Ena, puis magistrate à la Cour des Comptes, avait été responsable du pôle "Société et Économie numériques" lors de la campagne de François Hollande pour l'élection présidentielle de 2012, avant de devenir ministre déléguée aux PME et à l'Economie numérique de mai 2012 à avril 2014, puis ministre de la Culture et de la Communication jusqu'en février 2016.

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