Le cancre, le faux célibataire, l'énervé : des déclarations qui ne manquent pas d'intérêt

Le cancre, le faux célibataire, l'énervé : des déclarations qui ne manquent pas d'intérêt

TRANSPARENCE - Dans le cadre de la loi sur la transparence votée en 2013, les déclarations d’intérêts des parlementaires sont publiées ce jeudi par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Metronews revient sur quelques éléments insolites de nos députés et sénateurs.

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique a publié jeudi l'ensemble des déclarations d'intérêts de tous nos sénateurs et députés . Le temps d'approfondir l'examen de celles-ci, metronews livre quelques perles, détails insolites ou éléments suspects.

> Les enragés
Nombreux ont été les élus à s'indigner de devoir se mettre à nu et de publier leurs déclarations. Le député et maire UMP Jacques Myard a ainsi rempli sa déclaration , mais ne s'est pas privé d'ajouter des commentaires. "Député-maire et vive le cumul !", écrit-il à côté de sa présentation. Dans la case observation, il ajoute : "A bas l'inquisition".

Egalement réticent à dévoiler son intimité financière, le député UMP des Français de l'étranger, Thierry Mariani, a préféré être plus implicite et inscrire un point d'interrogation à côté de la phrase : "fonctions bénévoles susceptibles de faire naître un conflit d’intérêts".

> Le cancre

D'autres, peut-être parce qu'il désapprouvent également cet acte de transparence, ont très peu soigné leurs déclarations. C'est le cas par exemple du député PS Eric Jalton qui rend une copie difficilement lisible.

> Le bon élève

A l'inverse, le rapporteur de cette loi sur la transparence et député socialiste du Finistère, Jean-Jacques Urvoas, a semble-t-il voulu s'appliquer pour remplir sa déclaration. Il est l'un des rares à avoir renoncé à l'écrire à la main .

> Le faux célibataire 

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique exige que l'élu déclare également son conjoint ou époux. Pourtant, le député et maire UMP Patrick Balkany n'a pas mentionné son épouse, - récemment mise en examen pour blanchiment de fraude fiscal - alors qu'elle est sa première adjointe à la mairie de Levallois-Perret.

> Les gros revenus

Grâce à la publication de toutes ces déclarations, nous savons désormais qu'environ 10% des élus exercent une activité rémunérée dans le privé. Et celle-ci rapporte à une vingtaine d'entre eux plus de 100.000 euros annuels. Parmi eux, figurent plusieurs ténors de l'UMP, dont Serge et Olivier Dassault, Jean-François Copé, François Fillon et Luc Chatel, ainsi que le radical de gauche Jean-Michel Baylet, PDG de la Dépêche du Midi, et le député FN Gilbert Collard.

Le revenu d'avocat de Jean-François Copé n'a ainsi cessé de croître passant de 92.812 euros en 2007 à 313.703 euros en 2012. Ce revenu est redescendu à 184.734 euros en 2013.

> Le boulot insolite

Le député de l'Essonne, Malek Boutih, a déclaré travailler dans le privé. Dans la case des activités professionnelles, il détaille être "directeur des relations institutionnelles de la radio Skyrock", pour 3.500 euros. Ce n'est toutefois pas une grande surprise puisqu'il l'avait déjà déclaré en 2003 à Libération.

> Cécile Duflot recrute des... bénévoles

La députée et ancienne ministre a déclaré avoir cinq collaborateurs . Mais, elle ajoute que deux d'entre eux sont bénévoles. L'un est son proche conseiller Stéphane Sitbon-Gomez, qui était déjà à ses côtés au ministère du Logement , noté comme "demandeur d'emploi", rappelle Le Figaro. L'autre est Stéphane Pocrain, ex-chroniqueur télé chez Laurent Ruquier, connu notamment pour avoir voulu se présenter à l'élection présidentielle.

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