Le congrès du PS résumé en une playlist

Politique

POLITIQUE – Vous n'avez rien suivi à ce qui s'est passé à Poitiers ce week-end pendant le congrès du PS ? Pas de panique, metronews vous a fait un résumé. Et en musique.

Notre belle famille

C’était la promesse de ce week-end : voir la famille socialiste unie et rassemblée, pour tourner la page des divisions de ces derniers mois. Las, l’unité de façade s’est vite fissurée. Les frondeurs, bien décidés à ne rien lâcher, ont passé le week-end à faire entendre leur petite musique , répétant inlassablement leur volonté d’une inflexion de la politique gouvernementale. Après trois jours passés ensemble, la photo de famille à la fin du discours de Jean-Christophe Cambadélis était bien incomplète. Ni les frondeurs, ni Martine Aubry, n'ont rejoint le Premier secrétaire du PS et le Premier ministre sur l'estrade.

Tout va très bien, Madame la marquise

Plaisantins, les frondeurs n'étaient pas venus les mains vides au congrès du PS. Vendredi soir, lors d’une réunion, les signataires de la motion B ont entonné une petite chanson de leur composition qui illustre leurs désaccords avec la politique de l’exécutif. Composée d’une dizaine de couplets, elle commence par une adresse au Premier ministre sur l'air de Tout va très bien, Madame la marquise, comme le souligne Le Scan : "allô Manuel, quelles nouvelles ? Le PS absent depuis trois ans. À bout de force, je vous appelle. Que pense le pays à présent ?"

L’unité

Dans son discours très attendu, samedi, le premier ministre Manuel Valls a joué la carte de l’unité . Objectif : rassurer les frondeurs et rassembler les socialistes. Un message auquel les frondeurs sont restés sourds, n’ayant entendu aucune inflexion de la politique gouvernementale comme ils le réclament depuis des mois. "Des marqueurs de gauche dans son discours ? Que dalle, c'est de la com'", grinçait un des frondeurs l'allocution du Premier ministre à peine terminée. 

Big bisous

En plein congrès du PS, Arnaud Montebourg s’est rappelé au bon souvenir de ses "camarades" socialistes... en jetant un véritable pavé dans la mare. Dans une tribune au Journal du dimanche , l’ancien ministre du Redressement productif a étrillé la politique menée par le gouvernement actuel ce qui lui vaudra une réponse courroucée de Manuel Valls et de Jean-Christophe Cambadélis.

Tu m'oublieras

Privé de ses enjeux – pour la première fois, les motions et le Premier secrétaire du PS étaient désignés avant le congrès – le congrès de Poitiers ne devrait pas marquer grand monde ; vendredi, à l'ouverture, journalistes et congressistes s'ennuyaient même fermes sous un soleil de plomb. Il aura fallu une tribune tonitruante d'un ancien ministre pour réveiller le rendez-vous à la toute fin. C'est dire.

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