VIDÉO - Démantèlement de la "Jungle" de Calais : "un coup d'épée dans l'eau", selon Philippot

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CALAIS - Invité de LCI, le vice-président du Front national, Florian Philippot, ne voit pas vraiment en quoi le démantèlement de la "Jungle" de Calais serait une solution. Au contraire, cela créerait selon

Au moment même ou le démantèlement de la "Jungle" de Calais débute, ce 24 octobre, Florian Philippot a dénoncé sur LCI l'inutilité d'une telle opération. C'est "un tonneau de Danaïdes, ça va se re-remplir" explique-t-il, assurant qu'il y en a "toujours en plus", en raison de l'arrivée de nouveaux flux de migrants. "C'est un coup d'épée dans l'eau", a-t-il insisté un peu plus tard.


De plus,  cela va "créer beaucoup de torts dans les communes de France" censées les recevoir. "On ne saura pas comment les accueillir, on n'a rien à leur proposer, et ça ne règle pas le problème de fond", poursuit-il.


Selon lui, il serait plutôt préférable de "mettre en place des campements humanitaires" à l'étranger, et non en France. Même les demandes d'asile devraient être traitées depuis les pays d'origine.

Il y a des migrants économiques et sociaux qui bénéficient du droit d'asileFlorian Philippot

A Calais, deux demandeurs d'asile sur trois obtiennent une réponse positive selon l'Ofpra, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Mais pour l'élu frontiste, il y a "des migrants économiques et sociaux qui bénéficient du droit d'asile alors que normalement (...) ils sont réservés à des réfugiés politiques persecutés par leur propre gouvernement".


S'il était au pouvoir, Florian Philippot assure qu'il aurait "appliqué la loi" en opérant une reconduite des clandestins vers leur pays. Et si ce dernier est "vraiment en guerre", alors ils seraient envoyés "dans un campement humanitaire géré par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés".

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