Municipales : la sécurité d'Edouard Philippe lors de sa campagne au Havre est-elle financée par l'Etat ?

Lors de chaque déplacement du Premier ministre, un dispositif de sécurité est mise en place.
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À LA LOUPE – Pour assurer la sécurité lors du premier meeting d'Edouard Philippe au Havre, pas moins de 300 forces de l'ordre étaient mobilisées. Ce dispositif a-t-il été financé par des fonds publics, comme l'ont déploré des internautes ?

Edouard Philippe était au Havre le 31 janvier afin de donner le coup d'envoi de sa campagne pour les élections municipales. Le Premier ministre a tenu son premier meeting devant près de 300 personnes venues le soutenir. Ce déplacement s'est accompagné d'un important dispositif de sécurité : la présence de plusieurs centaines de manifestants a entraîné la mobilisation de 300 policiers et gendarmes.

Des opposants au gouvernement ont déploré cette présence massive des forces de l'ordre, "ça va coûter un pognon de dingue", payé par "tous les Français" a par exemple lancé un internaute ouvertement "anti-LaREM". Durant la durée de la campagne, la sécurité du candidat Edouard Philippe sera-t-elle véritablement assumée financièrement par de l'argent public ? 

La sécurité d'un ministre est assurée par l'Etat

Très réglementées, les dépenses liées aux scrutins électoraux font l'objet d'un suivi et d'un contrôle strict par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Contactée par LCI, cette dernière indique que la sécurité d'un ministre, a fortiori celle du Premier ministre, est assurée par l'État. Où qu'il se rende, Edouard Philippe est toujours accompagné d'un dispositif policier, dont l'ampleur varie en fonction du risque encouru.

"Qu'il s'agisse du Premier ministre ou de Philippe Martinez [présent à Rouen quelques jours plus tôt, NDLR], on assure l'ordre public", résumait en marge du meeting un gradé de la police nationale, interrogé par France Bleu

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Lorsque l'on consulte les documents officiels mis en ligne par la CNCCFP, on observe que les "dépenses de sécurité personnelles" des candidats ne "constituent pas des dépenses électorales", ce qui n'induit pas leur prise en charge par le candidat ni un remboursement ultérieur. Ces frais ne sont pas les seuls à être considérés comme indépendant des dépenses électorales : sont aussi concernés les "frais de restauration personnels", ceux "liés à la formation du candidat et de l'équipe de campagne", ou bien encore ceux relatifs à "l'habillement du candidat". 

Si la sécurité d'Edouard Philippe – ou des autres candidats, ministres ou non –, est financée par l'État, il faut toutefois préciser que les "dépenses de personnels de sécurité lors des réunions publiques" figurent parmi la liste des dépenses électorales. En d'autres termes, si le Premier ministre (ou n'importe quel autre candidat) a recours à des vigiles pour sécuriser les entrées d'un meeting ou d'une réunion publique, ces frais seront à inscrire dans ses comptes de campagne.  

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