Le gouvernement lance "une étude indépendante" sur la dangerosité (ou non) du glyphosate

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Le scandale du glyphosate

ÉCOLOGIE - Une étude "indépendante" qui aura pour but de "trancher" la controverse sur la dangerosité de l'herbicide glyphosate, et notamment son caractère cancérogène, va être lancée prochainement.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, l’avait évoquée dès la clôture des États généraux de l'Alimentation, le 21 décembre 2017 à Paris, annonçant "une expertise collective" qui devait être lancée par l'Inserm en 2018. Il aura finalement fallu attendre ce lundi 25 février 2019 pour en entendre de nouveau parler, cette fois par la voix de Françoise Weber, directrice générale déléguée, en charge des produits réglementés, de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), lors d'une conférence de presse au Salon de l’agriculture.

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"Nous établissons le cahier des charges d'une étude indépendante qui devrait éclairer la question des dangers du glyphosate, pour essayer de trancher cette controverse sur ses dangers et en particulier sa cancérogénicité", a-t-elle annoncé, précisant que l’Anses a, en l’occurrence, été saisie par les ministres de l'Agriculture, de la Santé et de l'Environnement. Avant d'ajouter, concernant son calendrier : "Dès lors que nous aurons terminé le cahier des charges –dans les semaines qui viennent, nous sommes au bout de ce processus–, il sera transmis aux ministres."

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L’Anses ne mènera toutefois pas "forcément" cette étude, a encore indiqué Mme Weber, qui a parlé de solliciter "un consortium d'institutions de chercheurs pour la mener", consortium qui travaillerait cependant sous la supervision de l’agence sanitaire. Une annonce qui survient alors que débute, ce même lundi, un nouveau procès aux États-Unis, accusant le produit au glyphosate de Monsanto, le désherbant Roundup, d’être cancérigène. Six mois plus tôt, un procès similaire, alors historique, avait été remporté par le plaignant, Dewayne "Lee" Johnson, un jardinier américain atteint d'un lymphome non-hodgkinien après avoir abondamment utilisé ce produit dans sa propriété.

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