Le gouvernement ouvre la porte à la légalisation de la PMA pour les couples lesbiens et les femmes seules

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POLITIQUE- Interrogé par les journalistes à l'issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner est revenu sur l'avis favorable du Comité d'éthique sur la PMA publié mardi et qui "permet d'envisager une évolution de la législation".

C'est un pas de plus. Ce mardi, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a estimé que l'avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) délivré mardi sur la procréation médicalement assistée (PMA) "permet d'envisager une évolution de la législation". La PMA est aujourd'hui uniquement réservée aux couples hétérosexuels dont l'infertilité a été médicalement constatée. Invitée de LCI mardi soir, la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité femmes-hommes s'était déjà exprimée sur le sujet.


"Notre objectif est bien de traduire d'un point de vue législatif l'avis" du CCNE qui s'est prononcé pour l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires, a-t-il déclaré à l'issue du Conseil des ministres. "Cet avis va dans le sens des positions d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle", a également rappelé Christophe Castaner, notant qu'il s'était "prononcé en faveur de l'extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires et contre la légalisation" de la gestation pour autrui.

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Marlène Schiappa s'exprime sur l'avis positif du CCNE concernant la PMA

Il est important de chercher le plus large consensus"Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement

Evoquant le calendrier de la réforme de la PMA, le porte-parole du gouvernement a précisé qu'il s'agissait désormais de trouver "le meilleur véhicule législatif qui permettra d'élargir ces droits". 


"Il est important de chercher le plus large consensus" et de rechercher la "sérénité", a-t-il également observé, estimant qu'il ne fallait "surtout pas avoir des positions trop fermes, trop dogmatiques qui opposeraient les uns et les autres". "On sait les tensions, les crispations qui pourraient en naître", a conclu Christophe Castaner.

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