Le gouvernement réfléchit à un "indice durée de vie" pour lutter contre l'obsolescence programmée

Le gouvernement réfléchit à un "indice durée de vie" pour lutter contre l'obsolescence programmée

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GASPILLAGE - Le gouvernement a indiqué lundi réfléchir à un "indice durée de vie" qui serait étiqueté sur les produits électroniques et électroménagers. Le but ? Lutter contre l'obsolescence programmée.

Le sujet est bien connu. Le gouvernement veut lutter contre l'obsolescence programmée, à savoir la mort planifiée des appareils électroniques. Comment ? Grâce à un "indice durée de vie" similaire à l'étiquette-énergie et qui permettrait d'attribuer aux produits une note de 1 à 10 en fonction de plusieurs critères comme la robustesse ou encore la 'réparabilité' du produit.


D'abord implanté de manière volontaire jusqu'au 1er janvier 2020, le dispositif deviendrait ensuite obligatoire. "Agir pour allonger la durée de vie des produits, c'est lutter contre une double aberration, écologique et économique", a déclaré la secrétaire d'Etat Brune Poirson lors d'un déplacement dans un atelier de recyclage à Poitiers.

Leviers fiscaux

Autre dispositif évoqué pour diminuer le gaspillage : l'utilisation de leviers fiscaux pour encourager le développement d'une filière de réparation de produits, comme par exemple l'instauration d'une TVA réduite. 

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L'obsolescence programmée : mythe ou réalité ?

Pour défendre ses propositions, le gouvernement rappelle que, selon une étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) datant de 2015, "dans 60% des pannes, le consommateur n'essaye pas de faire réparer son produit et il ne fait jamais réparer si le coût est supérieur à 30% du prix du neuf". 


Depuis la semaine dernière, Mme Poirson a évoqué plusieurs pistes pour lutter contre le gaspillage et développer le recyclage (mise en place d'un dispositif de consigne, hausse de la "taxe déchets", incitation à utiliser plus de matières recyclées dans les produits neufs, etc). Ces solutions, qui doivent encore être discutées, émanent d'une consultation lancée en octobre par la secrétaire d'Etat. Une feuille de route sur l'économie circulaire doit être publiée en mars.

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