Le maire LR de Reims propose de tester la légalisation du cannabis dans sa ville

La France reste pour l'heure opposée à une légalisation du cannabis.
Politique

DROGUE - Dans un courrier adressé au Premier ministre, le maire LR de Reims propose d'"étudier les conséquences d'une légalisation" de la vente du cannabis dans sa ville. Selon Arnaud Robinet, "la prohibition n'est pas une solution".

Arnaud Robinet, maire LR de Reims, veut un "vrai débat" sur le cannabis. C'est ce qu'il demande au Premier ministre dans un courrier dont l'AFP a eu copie, jeudi 10 septembre. L'élu propose notamment d'"étudier les conséquences d'une légalisation de (sa) vente", avec des "expérimentations" locales, notamment dans sa ville.

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"Cette réflexion, dont l'engagement nécessite un certain courage, pourrait déboucher sur la mise en place d'expérimentations territoriales limitées dans le temps", écrit l'édile. "Reims pourrait alors candidater", ajoute-t-il dans ce courrier à Jean Castex daté du 8 septembre. 

"La France a l'arsenal répressif le plus strict d'Europe et pourtant, c'est le pays qui compte le plus de consommateurs de cannabis : 11% des Français, trois fois plus qu'il y a 30 ans", argumente-t-il. "L'amende forfaitaire de 200 euros pour consommation de stupéfiants, testée à Reims (et étendue depuis le 1er septembre à tout le territoire, ndlr), est une réponse politicienne de court terme", estime le maire LR, conscient de n'être guère suivi sur cette voie par sa famille politique. Pas plus que le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, lui qui présentait encore, mardi 8 septembre, la dépénalisation comme "une lâcheté intellectuelle".

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Les associations applaudissent, les policiers désapprouvent

La proposition d'Arnaud Robinet clive. Du côté de l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA) on est pour. "Nous sommes prêts à accompagner une expérimentation sur une légalisation encadrée du cannabis que nous demandons depuis 2011", a affirmé à l'AFP le Dr Alain Rigaud, président de l'ANPAA de la Marne. 

En revanche, les syndicats de police estiment que "ce n'est pas une bonne idée". "Cela serait un aveu de faiblesse par rapport aux délinquants", juge Michel Corriaux, secrétaire général Grand Est du syndicat policier Alliance, sollicité par l'AFP. Sur le terrain, les policiers ont peur que les revendeurs désœuvrés par la légalisation se tourneraient vers une autre forme de délinquance.

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