Le Maire veut la supprimer : qui a brillé  à l'ENA ? Qui en est sorti "dernier de la classe" ?

Le Maire veut la supprimer : qui a brillé à l'ENA ? Qui en est sorti "dernier de la classe" ?

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TABLEAU D'HONNEUR - Ce jeudi, Bruno Le Maire a déclaré qu’il souhaitait supprimer l’ENA, la grande école de l’administration dont il est lui-même issu. A son instar, de nombreux hommes et femmes politiques ont fréquenté cette institution synonyme d’excellence, aujourd'hui installée à Strasbourg. Parmi eux, quels sont ceux qui sont sortis les mieux classés de leur promotion ? Qui n’a pas brillé ? Voici quelques réponses.
1/9Laurent Wauquiez, promotion Nelson Mandela (2001), major de promo L'actuel patron des Républicains est sorti major de sa promotion à l'ENA. Une place qui lui permit de choisir son affectation, et de débuter sa carrière au Conseil d'Etat. Il y a quelques années, le président de la région Rhône-Alpes-Auvergne trouvait que ce classement était "stupide". "Un examen plus ou moins bien réussi en fonction du pied sur lequel on s'est levé un matin ne peut pas déterminer une carrière" avait-il déclaré.

(Photo AFP / Thierry Zoccol)

2/9Valérie Pécresse, promotion Condorcet (1992), 2e Après l'ENA, la présidente de la région Ile-de-France rejoint le Conseil d'Etat en qualité d'auditeur. Dans une interview au Monde en mars dernier, elle déclarait avoir été "polytraumatisée" par l'ENA et la politique. "Cela m'a rendue viscéralement féministe" avouait-elle. "A l'ENA, on m'appelait 'jeune et jolie'".

JOEL SAGET / AFP

3/9François Hollande, promotion Voltaire (1980), 8e L'actuel chef de l'Etat figure en bonne place sur les 117 élèves de la voie générale de sa promotion. Il choisit de rejoindre la Cour des comptes, et non l'Inspection des finances. Cela lui permet de bénéficier de plus de temps pour se consacrer à la politique. C'est à l'ENA qu'il rencontre sa future épouse Ségolène Royal, et quelques uns de ses proches collaborateurs d'aujourd'hui, comme Pierre-René Lemas, Jean-Pierre Jouyet et Michel Sapin.

GONZALO FUENTES / POOL / AFP

4/9L'ancien président de la République a fait ses études à l'ENA après son service militaire. Une fois diplômé, il devient auditeur à la Cour des comptes.

AFP

5/9Bruno Le Maire, promotion Valmy (1998), 20e Ce jeudi, celui qui a terminé 20e de sa promotion et a rejoint le Quai d'Orsay à la fin de ses études, a donc promis de supprimer l'ENA s'il était élu en 2017. "Elle a rempli son office pendant des années, formé des fonctionnaires de grande qualité. Mais nous entrons dans un monde nouveau : celui des entrepreneurs, de la créativité, de l'innovation. Où la haute administration doit reprendre sa place" estime-t-il.

SYLVAIN THOMAS/AFP

6/9Ségolène Royal, promotion Voltaire (1980), 64e La ministre de l'Environnement est sortie de l'ENA beaucoup moins bien classée que le président de la République. A la fin de ses études, pendant lesquelles elle hérite du surnom de "miss glaçon", elle choisit de rejoindre le tribunal administratif.

AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

7/9Florian Philippot, promotion Willy Brandt (2009), 34e Le vice-président du Front national est le seul cadre de son parti à avoir fait l'ENA, dont il sort à la 34e place (sur 92). Selon les témoignages de ses anciens camarades, recueillis par le magazine Society, il ne faisait pas l'unanimité. "Je suis estomaqué. Si on m'avait demandé qui serait le plus célèbre d'entre nous cinq ans plus tard, je l'aurais mis en dernier sur ma liste" témoigne l'un d'entre eux. "Il avait toujours une distance qui gêne, tu sens qu'il est torturé, indécis sur sa manière de se comporter (...) C'était le mec qui observe mais ne moufte pas" ajoute un autre.

KENZO TRIBOUILLARD / AFP

8/9Jean-François Copé, promotion Liberté-Egalité-Fraternité (1989), 35e A la fin de ses études, le député Les Républicains entre à la Caisse des dépôts.

AFP

9/9Emmanuel Macron, promotion Léopold Sédar Senghor (2004) Le classement final de cette promotion est annulé par le Conseil d’Etat à la suite d’un vice de forme. Mais l'ex-ministre de l'Economie aurait terminé à la 5e place de sa promotion. Ce qui lui a permis de rejoindre la prestigieuse Inspection générale des finances.

ROMAIN PERROCHEAU / AFP

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