Le "test de radicalisation" à l'école de Geoffroy Didier provoque l'hilarité sur Twitter

Politique

ANTITERRORISME - Le candidat à la primaire de droite plaide pour la mise en place d'un "test" au collège et au lycée, afin de "détecter la radicalisation des jeunes le plus tôt possible". Une proposition qui suscite les moqueries et détournements des internautes sur Twitter.

Comment détecter au plus vite la radicalisation des plus jeunes ? Geoffroy Didier, candidat à la primaire de droite, a une solution toute trouvée : la mise en place d'un "test de radicalisation" dans les collèges et les lycées. Cet examen se déroulerait sous forme d'un entretien avec un psychologue, "à titre de prévention", explique-t-il ce mardi. 

Afin de "détecter la radicalisation des jeunes le plus tôt possible", le vice-président LR de la région Ile-de-France propose "que soit créé un 'test de radicalisation' pour tout jeune scolarisé dans un collège ou lycée dont le comportement aura été identifié comme inquiétant par la communauté éducative". 

Une série de questions

Dans un long communiqué posté sur Facebook, Geoffroy Didier a expliqué les contours de ce test, qui comprendrait notamment des questions telles que : "Refusez-vous des activités sportives sous prétexte qu’elles sont mixtes ? Comment qualifiez-vous les récents attentats en France ? Que pensez-vous du djihad ? Consultez-vous ou avez-vous déjà consulté des vidéos ou sites appelant au djihad?", etc. 

"Si le test s’avère positif ou en cas de refus de l’élève, les parents de l’adolescent mineur seraient informés et un suivi psychologique et éducatif devrait être immédiatement mis en œuvre", ajoute-t-il. "L’élève serait ensuite convoqué régulièrement. (...) En cas de poursuite ou d’amplification de la radicalisation, le proviseur aura pour devoir d’effectuer, avec les services d’assistance à l’enfance, un signalement à la police, à la gendarmerie et à l'autorité judiciaire", a-t-il détaillé.

Railleries et détournements des internautes

Une proposition qui n'est pas passée inaperçue sur Twitter. Entre colère et sarcasmes, beaucoup d'internautes se sont amusés à formuler les questions les plus absurdes, qui pourraient apparaître dans ce fameux test. Ce mardi après-midi, le hashtag #TestDeRadicalisation occupait la 4e place sur le podium des trending topics France du réseau social.

À LIRE AUSSI
>> Le gouvernement démonte la propagande djihadiste
>>  Ecole : 857 collégiens et lycéens soupçonnés de radicalisation
>> Structures pour jeunes radicalisés : de quoi parle Manuel Valls ?

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter