Législative partielle dans le Doubs : les réactions politiques

Législative partielle dans le Doubs : les réactions politiques

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DECLARATIONS – La courte victoire du candidat socialiste Frédéric Barbier face au FN lors de la législative partielle dimanche dans la 4e circonscription du Doubs a entraîné diverses réactions de la classe politique. Si le PS a le triomphe modeste, le FN voit sa défaite comme une forme de victoire.

Une victoire au goût particulier. Si le PS a remporté de justesse l'élection législative partielle dans le Doubs dimanche face au FN, les socialistes se sont néanmoins bien gardés de se réjouir de la victoire de leur candidat Frédéric Barbier. Metronews a fait le tour des réactions de la classe politique.

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Le PS "ne pavoise pas"

Le triomphe modeste. Elu député de la 4e circonscription du Doubs dimanche, Frédéric Barbier a tenu à relativiser sa victoire obtenue de peu (51,43 %) face à la candidate du FN Sophie Montel (48,57 %). "Je ne me réjouis pas, je ne pavoise pas ; ce succès, je le dois aux forces républicaines" (…) "Cette élection n'a pas été facile", a reconnu le candidat PS.

Même son de cloche pour Jean-Christophe Cambadélis. "Si cette victoire est une éclaircie, elle ne constitue en rien une embellie. Elle ne met en aucun cas un coup d'arrêt à la dynamique du bloc réactionnaire", a déclaré le Premier secrétaire du PS dans un communiqué. "L'arrivée en tête de la candidate frontiste au premier tour ainsi que son score aujourd'hui sont des coups de semonce supplémentaires pour les forces républicaines de notre pays (…) Le Parti socialiste assume sa responsabilité", a-t-il ajouté.

Jean-Paul Huchon ne dit pas autre chose. "Cette première victoire des forces de gauche à une élection locale ne doit pas éclipser le score inquiétant de la candidate FN et la très forte abstention dimanche dernier au premier tour de cette législative partielle", a estimé le président PS de l'Ile-de-France.

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Le FN, vainqueur symbolique ?

Bien que perdant, le FN est-il tout de même le gagnant symbolique du scrutin ? C'est ce qu'estiment les responsables frontistes, à commencer par la candidate FN dans le Doubs. "Les socialistes l'emportent d'une courte tête. Même si on ne gagne pas ce soir, ça sent quand même la victoire", a déclaré Sophie Montel à l'AFP. "Le PS a gagné d'un cheveu, mais c'est le FN qui est le grand vainqueur de l'élection", a pour sa part assuré la présidente du Marine Le Pen à l'AFP. "La dynamique est de notre côté ce soir malgré toute la coalition du système", s'est félicité le vice-président du FN Florian Philippot sur BFMTV.

Des avis partagés... par un député socialiste. "Le FN s’installe en parti d’avenir. Ce scrutin, c’est une victoire pour lui", regrette en effet le député du Cher Yann Galut au Figaro.fr. "Les citoyens ne se reconnaissent pas dans la politique que nous menons et pensent que le gouvernement n’est pas en train de réussir. Il ne faut pas que cette victoire nous endorme", a-t-il mis en garde.

L'UMP sur le banc des accusés

Absente du second tour, l'UMP avait appelé mardi ses électeurs à voter blanc ou à s'abstenir, sans leur demander de faire barrage au Front national. Le parti avait choisi d'opter pour le "ni-ni" (ni vote FN, ni vote PS), contre l'avis de Nicolas Sarkozy qui plaidait pour une inflexion, avec un texte appelant à faire barrage au Front national. A l'image de Bruno Le Roux, la stratégie de l'UMP a été critiquée par les responsables de gauche dimanche soir. "Je regrette que la cacophonie et l'ambiguïté des dirigeants de l'UMP n'aient pas permis de réaliser un rassemblement encore plus large", a fustigé le président du groupe PS à l'Assemblée.

"On ne peut que déplorer l'irresponsabilité de la droite, qui a refusé d'appeler au vote en faveur du candidat républicain", a pour sa part regretté Jean-Paul Huchon. Porte-parole de Gauche unitaire et co-fondateur du Front de gauche, Christian Piquet a lui aussi critiqué l'UMP : "En se refusant à s'opposer franchement à l'extrême droite, et en reprenant même à leur compte bon nombre des thématiques de cette dernière, Nicolas Sarkozy et les dirigeants de l'UMP ont fait le lit d'un parti qui menace la République en ses fondements", a-t-il estimé.

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