Législatives - 120 minutes de clips pour le PS mais 12 pour la République En Marche : le mouvement d'Emmanuel Macron dépose un recours au CSA

Politique
PAS CONTENT - En route pour les législatives, la République en Marche a annoncé jeudi avoir déposé un recours contre la décision du CSA lui attribuant une durée d'antenne qu'elle juge trop faible pour la diffusion de ses clips de campagne sur les chaînes publiques.

C'est mercredi au journal Officiel que le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a fixé la durée "des émissions de la campagne électorale".  La République en marche! s'est vu attribuer pour sa part  une durée totale de 12 minutes, sur les deux tours des élections législatives, pour diffuser ses clips de campagne sur les chaînes du service public. 


Une décision que La REM a de suite contestée en déposant un recours contre le CSA et préférant se référer au jugement du Conseil d'État : "Au nom de la défense du pluralisme politique, de l'équité entre les formations politiques et de la nécessaire prise en compte de la demande profonde de renouveau exprimée par les électeurs lors de l'élection présidentielle". 


Dans sa requête,La REM estime que le temps dont elle dispose pour ses émissions "ne saurait être inférieur à celui des deux principaux partis et groupements représentés par des groupes parlementaires à l'Assemblée nationale".

 

Le CSA s'appuie pourtant sur le code électoral :   "Tout parti ou groupement politique qui n'est pas représenté par des 

groupes parlementaires de l'Assemblée nationale a accès, à sa demande, aux émissions du service public de la communication audiovisuelle pour une durée de sept minutes au premier tour et de cinq minutes au second, dès lors qu'au moins 75 candidats ont indiqué, dans leur déclaration de candidature, s'y rattacher". D'où les 12 minutes allouées par le CSA à En Marche! contre 120 pour le PS ou 103 mn pour LR.

  

En vidéo

Avant les élections législatives, une minute pour comprendre le rôle et le salaire des députés

La campagne des législatives, qui a débuté lundi, a un enjeu tout particulier pour le président Emmanuel Macron, qui sera en quête d'une majorité parlementaire. Une chose est sûre, ce sont les Français qui décideront, les 11 et 18 juin prochain, de donnerou non les mains libres au nouveau chef de l'Etat.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

La présidence Macron

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter