Législatives : Emmanuel Macron lance un appel à candidatures et refuse tout "accord d'appareil"

Politique
EN MARCHE - Lors d'une conférence de presse ce jeudi, Emmanuel Macron a lancé officiellement un appel à candidatures à toutes les personnes susceptibles de le rejoindre, dans l’objectif des futures élections législatives. Le candidat d'En Marche! a également promis qu'il refuserait tout "accord d'appareil".

Pour monter à l’assaut de l’Elysée, mieux vaut avoir les reins solides. Emmanuel Macron l’a bien compris en lançant ce jeudi en conférence de presse un appel à candidatures pour recruter les futures personnalités sur lesquelles il pourra s’appuyer. Son mouvement En marche présentera 577 candidats aux prochaines élections législatives. Il a appelé ceux qui souhaiteraient le rejoindre à s'inscrire en ligne dès maintenant.


L’ancien ministre du gouvernement Valls a dressé une liste de cinq critères nécessaires qui guideront les désignations : le renouvellement (avec la moitié des candidats qui ne viennent pas du sérail politique), la parité réelle entre hommes et femmes, la probité (pas de casier judiciaire, pas de peine d’inégibilité), la clarté (aucun candidat ne pourra critiquer un idée du programme) et la pluralité politique.

"Candidat d'aucun parti", hormis du sien ?

Questionné sur ce dernier point, Emmanuel Macron a précisé sa volonté à propos des ralliements possibles qui interviendront. "Aucun accord avec un appareil politique" n’est envisageable, assure-t-il. Seul un candidat avec le label En Marche! sera soutenu. "Je ne vais rien sacrifier contre un ralliement", a-t-il par ailleurs avancé. 


Se présentant comme le "candidat d’aucun parti", le eader d'En Marche! se dit tout de même prêt à "accueillir des personnes de tous bords". La porte est ouverte à l’ensemble des députés déjà élus pour rejoindre le mouvement macroniste, à l’exception de ceux du Front National. Il leur faudra pour cela soumettre leur candidature, avant d’être désignés selon les cinq critères décrits plus haut. Une démarche qui, si elle s'avère une réussite, transformera le mouvement En Marche! en un parti politique sans en utiliser le terme.

Le soutien de Ségolène Royal est bienvenu, celui de François Hollande un peu moins

Le candidat s’est également prononcé sur les rumeurs de ralliement qui bourdonnent depuis quelques jours. "Je me félicite que des responsables politiques de toutes tendances puissent rejoindre notre démarche. Je considère que c’est une très bonne chose, même si je ne les sollicite pas", a-t-il réagi, en référence aux informations selon lesquelles Ségolène Royal avouerait en privé vouloir le soutenir pour la présidentielle.


Il s’est en revanche montré beaucoup plus prudent concernant François Hollande. Prétextant le rôle primordial du Président dans une période sécuritaire instable, Emmanuel Macron estime qu’en tant que "garant des institutions, il est important qu’il ne prenne pas part à la campagne présidentielle". Une façon détournée de se protéger d’un soutien prétendu qui, s’il s’avérait réel, viendrait endommager sa communication autour du renouveau. 

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