Législatives partielles : soirée contrastée pour La République en marche

Législatives partielles : soirée contrastée pour La République en marche

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DIMANCHE NOIR - Ecrasée en Haute-Garonne par le PS, en ballottage défavorable dans le Loiret, faiblement en avance à Mayotte... la soirée électorale du 18 mars s'est assez mal passée pour les candidats de la majorité parlementaire.

Les scrutins partiels se passent rarement bien pour les partis majoritaires. La soirée du 18 mars ne viendra pas contredire l'adage pour la majorité parlementaire d'Emmanuel Macron, qui remettait en jeu à Mayotte le siège de Ramatli Ali (élue avec l'étiquette PS) et tentait de bien figurer dans deux autres scrutins, dans le Loiret et en Haute-Garonne, où ses candidats avaient échoué d'un cheveu en juin 2017, respectivement contre le député Les Républicains Jean-Pierre Door et le socialiste Joël Aviragnet.

LREM peut espérer conserver Mayotte

La soirée est en effet contrastée. Elle s'est d'abord montrée positive à Mayotte, où le climat de désordre qui s'est emparé de l'île n'a pas empêché la tenue du scrutin, malgré une abstention particulièrement forte (69%). La sortante Ramatli Ali et son concurrent Les Républicains, Elhad Chakrina, soutenu par Marine Le Pen, se sont tous les deux qualifiés pour le second tour, avec respectivement 35 et près de 33% des voix. L'affaire semblerait bien engagée pour le second tour pour Ramatli Ali, avec de sérieuses réserves de voix au centre (Modem à plus de 12%, mais, dans des conditions comparables en juin 2017, le second tour entre les deux candidats s'était joué dans un mouchoir de poche (moins de 60 voix d'écart).

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Le Loiret, copie de droite de la Haute-Garonne ?

Retour en France métropolitaine, dans la 4e circonscription du Loiret, où le député sortant LR Jean-Pierre Door affrontait ses adversaires de juin, le frontiste Ludovic Marchetti et la marcheuse Mélusine Harlé, dans une circonscription solidement ancrée à droite. Si les deux finalistes sont partis pour être les mêmes, les scores, eux, ne sont pas à la faveur de la majorité sortante, laissant deviner une érosion de l'électorat LREM quand il n'est plus porté par la fameuse vague des législatives 2017. Ainsi, alors que Mélusine Harlé avait viré de cinq points en tête en juin dernier, c'est Jean-Pierre Door qui reprend le leadership au soir du premier tour, avec plus de 38% des voix contre 20% pour sa challengeuse, pour qui le second tour s'annonce plus délicat qu'en juin. "Nous allons nous battre jusqu'au bout mais oui, nous payons certaines mesures du gouvernement", a-t-elle d'ailleurs convenu dans la soirée. Chez les autres partis, le FN perd plus de trois points, quand la gauche, du PS au PCF en passant par LFI, évolue entre 5 et 6,6%.


La situation du Loiret n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle de la semaine passée dans la 8e circonscription de Haute-Garonne où, après avoir remporté son siège sur un fil en juin dernier, malgré une situation compromise au 1er tour, le socialiste Joël Aviragnet a largement creusé l'écart avec son adversaire LREM. Vainqueur de 91 voix avant de voir le scrutin annulé, cet élu socialiste, un des rares à n'avoir pas voté la confiance au gouvernement, disposait de plus de 10.000 voix d'avance sur Michel Montsarrat, soit un score écrasant de 70 à 30%. 

Un résultat qui vient à point nommé pour un PS en pleine reconstruction. Quant à La République en marche, elle n'a plus qu'à serrer les dents jusqu'au 25 mars à Mayotte, et attendre ensuite les scrutins des 8, 15 et 22 avril, dans la 5e circonscription des Français établis hors de France (Espagne, Andorre, Portugal, Monaco) et  à Wallis-et-Futuna, pour espérer faire mieux que sa prédécesseuse à l'Assemblée. Sur 16 scrutins partiels, la majorité pro-Hollande n'avait conservé que... 4 sièges. 

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