L’équipe de foot de la primaire à droite : voici notre feuille de match

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DIEUX DU STADE - Avec la récente candidature de Geoffroy Didier, la prophétie de Jean-Christophe Cambadélis s'est réalisée : la primaire à droite, qui se déroulera en novembre prochain, compte onze candidats - en incluant Nicolas Sarkozy. L'occasion pour Metronews de vous proposer sa propre équipe de football. Qui joue et à quel poste ? Voici nos choix.

"Ce n’est plus une primaire, c’est une équipe de foot !" En lançant cette vacherie mi-février, Jean-Christophe Cambadélis, le patron du PS, ne pensait sans doute pas si bien dire. Au 1er avril 2016, onze candidats - en incluant Nicolas Sarkozy - sont en effet prêts à fouler le terrain de la primaire à droite.

Où se positionnent les joueurs sur le pré ? Quelles sont leurs qualités et leurs lacunes techniques ou tactiques ? Metronews a sorti son plus beau survêt et le tableau noir pour jouer les sélectionneurs. Voici notre onze de départ. A vous de jouer dans l’espace commentaires de cet article ou sur notre page Facebook .

Gardien de but : Jean-Frédéric Poisson
Difficile de le positionner ailleurs que dans les filets... Mais pas seulement : outsider, ce gardien des valeurs chrétiennes, coaché par Christine Boutin, évoluera fatalement en retrait de ses coéquipiers. Sur les rares ballons qu’il aura à négocier, à lui d’épater son public.

 Latéral gauche : Frédéric Lefebvre
C’est un peu la recrue "étrangère" de l’équipe. Député des Français d’Amérique du Nord, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy revient sur le terrain hexagonal visiblement radouci. Adepte du jeu dur sous le quinquennat précédent, il échange aujourd’hui son maillot avec l’adversaire : il est le seul député LR à avoir voté le Pacte de responsabilité en 2014.

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Latéral droit : Jean-François Copé
Absent des terrains pour longue blessure (l’affaire Bygmalion l’a fauché en plein élan), le député-maire de Meaux revient dans le jeu le couteau entre les dents. A droite bien sûr, mais d’abord en défense, le long de sa ligne "décomplexée". Et loin de Nicolas Sarkozy si possible.

 Défenseur central : François Fillon
Appliqué et précis, l’ancien Premier ministre déroule depuis de longs mois son jeu avec sûreté. Un peu trop sans doute : considéré comme le troisième meilleur joueur de l’équipe, celui qui met ses crampons dans les pas de Margaret Thatcher voit la jeune garde fondre sur lui. Pour lui, le match sera tendu.

 Défenseur central : Hervé Mariton
D’un tempérament fougueux sur le terrain (suppression du code du Travail ou des logements sociaux, bracelet électronique pour les demandeurs d’asile, etc.), ce pourfendeur du mariage homosexuel, souvent vu en tête des manifs pour tous, a sans doute trouvé son meilleur poste dans la défense acharnée des valeurs traditionnelles.

 Milieu défensif : Nicolas Sarkozy (capitaine)
Débarqué du FC Elysée contre son gré en 2012, l’ancien Président n’a pas attendu longtemps pour rechausser ses crampons. Au coeur du jeu, cet habitué du Parc des Princes est au four et au moulin : en défense face aux assauts des juges, en attaque pour crucifier le gouvernement. Mais son jeu semble encore trop brouillon pour passionner les foules.

 Milieu offensif : Alain Juppé
Il se place dans la lignée des meneurs de jeu à l’ancienne, ceux qui dribblaient en marchant, buste droit et tête haute. Lancé dans le dernier grand défi de sa carrière, le Bordelais espère décrocher le trophée suprême. Pour l’instant, il est le chouchou du public. Mais à trop se regarder jouer, attention de ne pas laisser filer le match...

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 Milieu gauche : Nathalie Kosciusko-Morizet
Dans une équipe qui penche nettement à droite, Nathalie Kosciusko-Morizet tentera le contre-pied. Régulièrement accusée de ne pas jouer collectif, la députée de l’Essonne, excentrée dans son couloir "gauche", devra exploiter la moindre occasion.

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 Milieu droit : Geoffroy Didier
C’est le joueur surprise de ce onze de départ. Sorti de nulle part, le poulain de Brice Hortefeux est bien parti pour multiplier les dribbles sur le flanc droit de l’attaque républicaine. Formé à l’école Sarkozy, le jeune conseiller régional a coupé le cordon et ambitionne désormais de courir pour lui-même. Gare au claquage.

 Attaquant : Nadine Morano
C’est le numéro 9 de l’équipe par excellence. Infatigable dans la surface de vérité, la députée européenne est une véritable chasseuse de buts. Problème, elle frappe beaucoup ("race blanche", "Marine Le Pen a beaucoup de talent"), mais souvent hors cadre ("Le vol de portable l’arraché n’existait pas avant que les portables existent", "La guerre c’est moche"). Heureusement que dans les tribunes, elle peut toujours compter sur son amie "plus noire qu’une Arabe".

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 Attaquant : Bruno Le Maire
Attention, star en devenir. A la pointe de l’attaque des Républicains, Bruno Le Maire rêve de marquer le but de la victoire. Habile du pied droit, redoutable de la tête (Normale Sup, ENA, agrégé de lettres modernes), le fringuant quadra ne se fixe pas de limites. Si, une, qu’il reconnaît : "Mon intelligence est un obstacle", avoue-t-il en toute humilité.

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