Les 4 indices qui plaident en faveur d'une candidature Macron pour 2017

Après des mois de rumeurs de départ, Emmanuel Macron a présenté mardi sa démission "pour se consacrer entièrement à son mouvement politique", En Marche ! Démissionnaire pour être "libre", mais pas encore candidat à l'élection présidentielle de 2017. Pourtant, tout porte à croire qu'il s'y prépare. Les invités de "24 heures en questions" ont noté quatre indices qui plaident en en ce sens.

  • 1Il se dit prêt à renouveler profondément l'offre politique

    L'économiste Elie Cohen, a estimé mardi sur LCI que "toute la logique du propos d'Emmanuel Macron, c'est la candidature à la présidentielle". Et de préciser : "il explique à la fois ce qu'a été son action, ses points positifs, ses échecs, mais aussi sa relation à François Hollande en disant que le futur lui rendra justice. Mais il dit en même temps qu'il y a un blocage du système et que la France est mûre pour une nouvelle offre politique." Mais selon l'économiste, le fait qu'Emmanuel Macron se dise "prêt à renouveler profondément l'offre politique et à s’attaquer au blocage du pays" tout en ne voulant pas "franchir la limite" de s'opposer à François Hollande est révélateur d'un étonnant pari stratégique. Lequel ? "Hollande constatant ses propres limites, ses propres échecs et le faible écho qu'il a dans l'opinion se retirera de lui même et Emmanuel macron pourra naturellement conclure la démarche qu'il initie aujourd'hui" grâce à des "proposition substantielles en matière économiques, de sécurité ."
  • 2Il se pose en principal adversaire de Marine Le Pen

    Le discours de démission d'Emmanuel Macron est "un exemple de calme, de sérénité", il a aussi été l'occasion pour l'ex-Ministre de dresser un constat implacable du système politique", a estimé Françoise Fressoz, du Monde dans 24H en questions, l'émission d'Yves Calvi sur LCI. Et de poursuivre : "A chaque fois qui'il intervenait, je sentais qu'il y avait Marine Le Pen en face, c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron essayait d’être le principal adversaire de Marine Le Pen sur le thème de 'on est dans un système a bout de souffle mais j'incarne la France entreprenante'."
  • 3L'atmosphère solennelle de son discours de démission

    "On n'a pas l'habitude de ça", a fait remarquer Jean Garrigues, membre du comité d'Histoire parlementaire et politique, à la fin du discours d'Emmanuel Macron, précisant que "quand un ministre aussi important soit il démissionne, il n'y pas ce buzz" et cette "atmosphère solennelle." Selon lui, "ce discours ressemble plus à celui de la démission d'un Premier ministre." Mais ce dernier souligne un autre point : le ministre ne reste pas "dans la sphère économique qui était la sienne, il en sort et parle de la menace qui pèse sur l'identité française" ce qui est révélateur "d'une démarche de rupture avec ce qui existe et d'un projet présidentiel."
  • 4Un homme seul face à l'Everest

    "Il y a quelque chose de frappant dans cette intervention", a souligné pour sa part François Miquet-Marty de l'institut de sondages Viavoice en décrivant un "homme totalement seul." Et de détailler : "voilà un homme certes en marche mais quasiment seuil qui à 9 mois d'une présidentielle dit 'j'engage un projet qui va transformer la société dans 9 mois." Selon François Miquet-Marty qui cite deux exemples semblables dans l'histoire de la Ve république, Giscard et De Gaulle, "c'est rarissime." Autrefois, on gravissait les marches d'un parti et lorsqu'on l'avait conquis on espérait, après avoir gagné une première, une deuxième et peut être une troisième tentative, accéder à l'Elysée." Lui est seul

En vidéo

Discours de démission de Macron : "Il ressemble plus à celui d'un Premier ministre"

En vidéo

Macron sur les traces de Giscard d'Estaing et De Gaulle ? Sa démarche est "rarissime"


Tout savoir sur

Tout savoir sur

Elections présidentielles

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter