Les congés maternité et paternité rallongés... jusqu'à quand ?

Les congés maternité et paternité rallongés... jusqu'à quand ?

FAMILLE - L'Assemblée a donné son aval jeudi à un allongement des congés maternité et paternité. Problème : le texte ne devrait pas être voté définitivement d'ici la fin de la législature...

Deux semaines. C'est la durée de l'allongement dont les parents vont dorénavant bénéficier pour leurs congés maternités et paternité. L'Assemblée a en effet donné son aval, jeudi, en première lecture, à une proposition de loi en ce sens du Front de gauche. A un détail près : elle ne devrait pas être votée définitivement d'ici la fin de la législature.

Dans le détail, le texte défendu par la députée PCF de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet, relève la durée du congé  maternité de deux semaines, de 16 à 18 semaines.Le congé paternité, en vigueur depuis le 1er janvier 2012, a lui été relevé de 11 à 14 jours via un amendement du groupe socialiste. Le texte initial du Front de gauche voulait le porter à quatre semaines, une durée jugée "pas raisonnable" par Michel Issindou (PS).

"Un combat historique de la gauche"

L'allongement du congé maternité a donné lieu à un moment de flottement dans l'hémicycle. Après un vote favorable des députés, le gouvernement, représenté par la secrétaire d'Etat chargée de la Formation professionnelle, Clotilde Valter, a demandé à la fin des débats une seconde délibération pour supprimer cette mesure, arguant d'un coût de l'ordre de 280 millions d'euros. 

Un geste qui a provoqué la colère des députés du Front de gauche. "Je serais à votre place, j'aurais honte d'arriver à un tel résultat tellement les décisions sont contraires aux discours que vous pouvez tenir", a lancé leur chef de file André Chassaigne, alors que Mme Valter avait évoqué peu avant "un combat historique de la gauche" pour l'égalité.  "Il n'y a plus rien dans cette loi", s'est aussi désolée Mme Buffet, se disant prête à... ne pas voter son propre texte examiné dans le cadre d'une journée réservée au groupe ("niche parlementaire").

Mais après un scrutin public qui a abouti à un vote de 9 voix pour et 9 voix contre, bloquant l'initiative de suppression gouvernementale, conformément à la règle en cas d'égalité, le député Michel Issindou a ramené le calme. Il a proposé "dans une belle harmonie" de voter la proposition de loi "qui prospèrera ou non en fonction de l'évolution de cette proposition au Sénat à la législature suivante, parce qu'elle ne reviendra pas devant nous avant de nombreux mois, et devant d'autres, vraisemblablement, que nous-mêmes". Et pour cause : le Parlement suspend ses travaux fin février pour cause de campagne électorale.

Lire aussi

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

"Squid Game" : faut-il vraiment craindre un phénomène d'imitation dans les cours de récré ?

Covid-19 : que contient le projet de loi sur la prolongation du pass sanitaire, débattu à l'Assemblée mardi ?

SONDAGE EXCLUSIF - Présidentielle 2022 : Le Pen, Zemmour et Bertrand dans un mouchoir de poche

VIDÉO - Covid-19 : le relâchement des gestes barrière fait des ravages au Royaume-Uni

Quitté par son épouse Wanda, l'attaquant argentin Mauro Icardi ne s’entraîne plus avec le PSG

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.