Les deux enquêtes visant Jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise confiées à trois juges d'instruction

Politique
JUSTICE - Le parquet de Paris a décidé, vendredi, d’ouvrir deux informations judiciaires. La première vise les comptes de la campagne de Jean-Luc Mélenchon et la deuxième les assistants des parlementaires européens de la France Insoumise. "Enfin, nous revenons à la normale judiciaire", s'est félicité le leader de LFI.

Jean-Luc Mélenchon salue un "retour à la normale judiciaire". Dans le cadre de deux enquêtes visant le leader de la France Insoumise (LFI) et son parti, le parquet de Paris a décidé, ce vendredi 9 novembre, d'ouvrir deux informations judiciaires distinctes.  La première concerne le financement de la campagne électorale du candidat à la présidentielle. La deuxième vise les assistants parlementaires européens de son parti. Selon nos informations, 3 juges d'instruction ont été nommés pour mener ces 2 informations judiciaires.

Les avocats de La France insoumise, son leader, et plusieurs proches, avaient demandé cette nomination de juges d'instruction depuis le 25 octobre. Après une semaine de tensions entre les députés et militants du parti, les médias, et la justice, ils avaient indiqué qu'une telle décision permettait de conduire à la "sérénité". De quoi, également, rendre possible l'accès au dossier. Sur Twitter, le député des Bouches-du-Rhône s’est donc félicité de la nouvelle.

Soupçons d'irrégularités dans les comptes de campagne

Le 16 mars 2018, la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP) épinglait les comptes de campagne du candidat de la France Insoumise. Ayant noté plusieurs irrégularités, la commission avait donc transmis le dossier à la justice. Une enquête préliminaire avait été ouverte par le parquet le 5 avril 2018.


Un an avant, le 27 juin 2017, le même parquet avait reçu, de la part d'une députée européenne du Front National (Rassemblement National aujourd'hui) un signalement concernant des assistants parlementaires européens de LFI. Une enquête préliminaire avait, là aussi, été ouverte afin d'éclaircir les conditions d’emploi de ces assistants.


C'est dans le cadre de ces deux enquêtes, confiées à l’Office Central de Lutte Contre les Infractions Financières et Fiscales, que le juge des libertés avait autorisé, le 16 octobre dernier, des perquisitions sur 15 sites distincts. Des événements qui avaient été très médiatisés, après que des affrontements avaient eu lieu entre le leader de la France insoumise, qui était entré dans une colère noire, et les forces de l'ordre venues perquisitionner les lieux. Depuis, les enquêteurs ont auditionné 21 personnes.

Dans la suite de ces événements, le parquet de Paris a donc décidé, ce vendredi 9 novembre, d’ouvrir deux informations judiciaires distinctes. La première vise le financement de la campagne électorale de Jean-Luc Mélenchon. Elle est ouverte notamment pour escroquerie et tentatives d’escroquerie, abus de confiance, blanchiment du produit du délit d’abus de confiance, opération illicite de prêt de main d’œuvre exclusif dans un but lucratif, tenue non conforme par un candidat de son compte de campagne et abus des biens ou du crédit d’une société par actions simplifiée. 


La deuxième information judiciaire concerne pour sa part l’affaire des assistants parlementaires européens de la France Insoumise. Elle est ouverte pour détournements et recel de détournements de fonds publics et blanchiment. 

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Des perquisitions visant La France insoumise virent à la polémique politique

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter