Les Français sont de plus en plus nombreux à se méfier du Front national

Politique
POLITIQUE - Plusieurs sondages, publiés ce vendredi, montrent que la stratégie de dédiabolisation du FN atteint peut-être ses limites. Pour une grande majorité, le parti frontiste représente toujours "un danger pour la démocratie".

Face au FN qui se réunit ce week-end pour un séminaire de réflexion, les médias sortent… les sondages. Et ils ne sont pas bons.

Le FN est "un danger", Marine Le Pen s'essouffle

D’un côté, un sondage TNS Sofres pour France Info, Le Monde et Canal +, indique que 56% des personnes interrogées considèrent le FN comme un danger pour la démocratie. 62% n'ont jamais déposé un bulletin frontiste dans l'urne et n'ont pas l'intention de le faire à l'avenir.

De l’autre, le baromètre "Elabe", élaboré par Les Echos et Radio classique montre que Marine Le Pen, avec 25 % de bonnes opinions auprès des Français, perd en effet quatre points. Sa nièce Marion Maréchal Le Pen en perd trois. Sans doute, estiment Les Echos, l’effet de leur moindre visibilité ces dernières semaines, après une période d’exposition très intense au moment des régionales. Mais la "marque Le Pen" reste "extrêmement forte", surtout auprès de leurs sympathisants.

Un sondage comme un plafond de verre ?

Mais Le Monde voit dans les résultats de son sondage la possibilité d’un "plafond de verre", qui bloquerait la progression du FN. Malgré les quelque sept millions de voix aux régionales, plus d'une personne questionnée sur deux s'inquiète de l'avenir de la démocratie avec le FN au pouvoir. Une belle reculade pour le parti d'extrême droite : le chiffre est en hausse de deux points par rapport à 2015 et de neuf points par rapport à 2013. Il sonne surtout comme un retour en arrière pour Marine Le Pen : 56 % des sondés partageaient en effet déjà cette opinion quand elle a succédé à son père en 2011.

Par ailleurs, 63 % des personnes interrogées se disent toujours en désaccord avec les idées du parti frontiste. Pour 54% d’entre eux, le FN a pour seule vocation de rassembler les votes d'opposition. Et d’ailleurs, seuls 22% des sondés pensent que Marine Le Pen ferait une bonne présidente de la République. La fin des bons effets de la stratégie de dédiabolisation ? C'est ce que laissait entendre Walleyrand de Saint-Just sur France Info, où il indiquait préférer "perdre avec ses idées que gagner avec celles des autres". De quoi nourrir les réflexions du séminaire FN prévu ce week-end…

EN SAVOIR + >> Le FN se met au vert ce week-end : au menu, pétanque, 2017 et sortie de l'euro

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