Les frondeurs, Nicolas Sarkozy, le FN... Manuel Valls tacle à tout va

Les frondeurs, Nicolas Sarkozy, le FN... Manuel Valls tacle à tout va
Politique

2017 - A quelques mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Manuel Valls a fortement critiqué Nicolas Sarkozy, les frondeurs et a considéré le "danger du Front national" comme l'un des enjeux majeurs de ce scrutin.

"Le premier enjeu (de cette élection présidentielle, ndlr), c'est le danger du Front national". Invité du Grand rendez-vous d'Europe 1/iTélé/Les Echos ce dimanche 11 septembre, Manuel Valls craint non seulement une percée de l'extrême droite, mais aussi que la gauche ne soit pas au second tour en 2017.

"On n'entend pas Marine Le Pen, elle n'a pas besoin de s'exprimer", estime-t-il alors que "une partie de la droite, par ses propositions, par la remise en question de l’Etat de droit (...), c’est à dire tout simplement l’arbitraire qui prendrait la place sur la démocratie, par sa volonté en permanence de stigmatiser, ici les pauvres, nos compatriotes musulmans, là les migrants, fait le travail de l’extrême-droite".

Plus directement, le Premier ministre critique Nicolas Sarkozy qu'il accuse de "diviser les Français" et d'être "brutal dans ses propositions".  Le matin même, l'ancien président de la République avait expliqué dans le Journal du Dimanche, qu'il souhaitait l'expulsion des étrangers suspectés de terrorisme, la rétention des fichés S ou encore la création d'un parquet national antiterroriste.

Nicolas Sarkozy s'est trompé en 2012- Manuel Valls

L'actuel chef du gouvernement n'a pas hésité non plus à revenir près de cinq ans en arrière pour critiquer la position de l'ancien président de la République sur la menace terroriste. "Il s’est trompé en 2012 (...) quand il avait évoqué les crimes de Merah comme ceux d’un loup solitaire. Il s'est trompé (...) sur l’étendue de la menace puisque il a affaibli notre sécurité et notre défense en faisant baisser les investissements et les moyens en hommes et en femmes dans nos forces de sécurité intérieures et extérieures". "Il se trompe sur la méthode en essayant de tordre le cou à l’état de droit face à la menace", insiste-t-il.

Quand on est un responsable socialiste (...) on ne va pas à la Fête de l'Humanité- Manuel Valls

Le Premier ministre n'a pas non plus épargné certains de ses anciens ministres et les frondeurs. "La seule attitude est celle de la responsabilité et de l'unité. Quand on a la chance, ou quand on a eu la chance d'être au gouvernement de la France, on assume pleinement ses responsabilités". "Quand on est un responsable socialite (...) on ne va pas à la Fête de l'Humanité pour se faire adouber au nom de ceux qui seraient le plus à gauche", explique-t-il.

Quant à la possible candidature de François Hollande à l'élection présidentielle, ce dernier a répondu qu'il avait donné "rendez-vous aux Français au mois de décembre". C'est donc "à lui de prendre cette décision". Mais Manuel Valls assène : "La gauche est la mieux placée pour rassembler face à l'extrême droite." Encore faudra-t-il qu'elle soit elle-même unie.

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