Les Indés-LCI-metronews - Jean-Marie Le Pen : "J’ai vécu la bataille d’Alger. Je sais comment lutter contre le terrorisme"

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INTERVIEW - Le président d'honneur du Front national était l'invité des Indés-LCI-Metronews, ce mercredi 2 décembre. Au programme avec Jean-Marie Le Pen : la situation du FN, les élections régionales, la lutte contre le terrorisme et un retour sur quelques-uns de ses propos polémiques.

Élections régionales : "La victoire doit être spectaculaire"
"Le FN va faire un très beau score. Si Marine ne m’avait pas exclu, le résultat aurait été meilleur. Le FN va être relativement plébiscité. Ça sera un coup de tonnerre. Partout, je voterais pour le FN. Je ne règle pas mes comptes dans des élections dont dépend le sort du pays. La victoire doit être spectaculaire."

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Progression du FN : "Les gens se rendent compte qu’on avait raison"
"Cette victoire ne sera pas celle de personnalités. Les dirigeants ne peuvent pas s’attribuer le méritE de la progression du FN. Quand on a prévu ce qui allait arriver, qu’on a été persécuté pour l’avoir fait, il est normal que les électeurs et les électrices se disent qu’on avait raison et que les dirigeants nous ont trompés. La progression du FN est attribuable en partie à ma fille, mais aussi à la pérennité du mouvement et de ses positions, et à l’évolution des événements comme la crise migratoire, l'islamisation de la France. Il est normal que suite aux attentats de Paris, que l'on redoutait depuis longtemps, l’électorat se tourne vers le FN. Les gens se rendent compte qu’on avait raison. Marion et Marine font toutes les deux des campagnes très actives dans des milieux très différents. La victoire du FN tient aussi à l’effondrement des formations de gouvernement. Ce qu’on reproche le plus à l’État, c’est l’impuissance."

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Planning familial : "Nos candidats font ce qu’il faut là où il faut"
"Il y a une équivoque. Marion a visé son organisation planning familial de PACA, qui a pris position contre elle. Marine a pris une position nationale. Je suis contre la politique qui a consisté, sous prétexte de liberté totale, au déclassement démographique de la France. Si nous sommes envahis par l’immigration du tiers-monde, c’est parce que nous sommes sous-peuplés. Nos candidats font ce qu’il faut là où il faut. Je ne suis le conseiller politique d’aucun des candidats. Je dis ce que je pense. Ceux qui veulent s’y référer le peuvent."

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Dérapages des candidats sur Twitter : "Les électeurs jugeront"
"Je suis pour la liberté de pensée. Il y a moins de danger dans les excès de la liberté que dans les excès de la censure. C’est les électeurs qui doivent juger de cela, pas la pensée unique."

État d'urgence : "Le gouvernement est impuissant"
"Je me serais abstenu parce que je n’ai pas confiance dans le gouvernement actuel. Son imprévision, son impuissance me laisse augurer que ce qu’il fera de ses pouvoirs supérieurs sera douteux. Avant les attentats, Valls disait que l’ennemi numéro 1 était le FN, pas Daech. Valls ne peut pas être un bon Premier ministre, sauf pour les grands discours. Il est dans un système d’impuissance. Tout pouvait être fait en dehors de ces lois sur l’état d’urgence, si on a l’intention de lutter contre le terrorisme. Je crois que le gouvernement est impuissant face à la menace."

Lutte contre le terrorisme : "Les terroristes sont tous musulmans"
"J’ai vécu la bataille d’Alger, les méthodes actuelles ne sont pas suffisantes. Je sais quelles sont les conditions pour lutter contre le terrorisme : suppression du droit du sol, remise en cause de la nationalité de gens qui se rendent coupables d’actes criminels, reconstitution des frontières avant de les contrôler, ralentissement très sévère des naturalisations. Être Français, ça n’est pas qu’un bout de papier. Le terrorisme se développe en France à cause de la masse de musulmans, entre 15 et 20 millions, selon Azouz Begag, arrivés ces 30 dernières années. Les terroristes sont tous musulmans."

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Déclarations polémiques : "Non, je ne regrette rien"
"Ce que je regrette, c’est que cette phrase ('Monseigneur Ebola peut régler l'explosion démographique en trois mois', NDLR) ait été captée dans mon dos de façon illégale, et qu’on s’en soit servi comme une déclaration officielle. C’était une boutade. C’est une opinion, ça n’est pas un souhait. L’Afrique va doubler de population, ce qui va entraîner des catastrophes sur le plan humain et des migrations vers l’Europe. Je souhaiterais que les dirigeants africains maitrisent cela, même si je conçois que c’est difficile. Je persiste, le Maréchal Pétain n'était pas un traitre. J'ai vécu la guerre par rapport à tous ceux qui en parlent. Et les "chambres à gaz, point de détail de l'Histoire", je ne regrette pas ce propos qui n'est pas critiquable. J’ai été condamné, mais ça n’est pas une preuve. Dreyfus aussi a été condamné. (Il chante) 'Non, rien de rien. Non, je ne regrette rien'."

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Nicolas Sarkozy : "Je doute qu'il soit réélu"
"On n'a jamais su qui alimentait son budget électoral, je pense à Bygmalion, à la Libye. Je doute qu’il soit réélu en 2017. C’est une intuition personnelle. D’ici l’élection, il se passera beaucoup de choses très graves, dans le domaine du terrorisme et du krach monétaire. Le roman de Houellebecq, c’est une hypothèse, c'est peut-être une vision de la France de demain."

Pierre Gattaz : "Il dit n'importe quoi"
"Je trouve scandaleux les interventions de Gattaz, président de l’organe du grand patronat, qui a été sollicité à venir au secours du PS. Pierre Gattaz dit n'importe quoi. Le programme du FN a des maladresses, mais il n'est pas comparable avec celui de Mélenchon."

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Conflit avec Marine Le Pen : "Je ne suis pas prêt à la réconciliation"
"Il y a des influences étatistes sur le FN. Philippot est un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur qui veut imposer ses idées, je le regrette. Il y a un petit comité autour de la présidente qui prend des décisions sans qu’elles soient soumises aux instances démocratiques du FN. Je demande à ce qu’on réunisse le comité central. Marine gagnerait à ouvrir la discussion au sein du parti. Il doit y avoir des divergences d'opinions et des débats. Je ne suis pas prêt à la réconciliation à n’importe quel prix. Soumission, c’est l’islam, je ne suis pas de cette religion."

Exclusion du FN : "Jean-Marie Le Pen avait raison"
"Je reste le président d'honneur, même si je suis un peu un paria. Mais je survis. La vie m’a offert un certain nombre de revanches. Je vois que la Marseillaise est chantée lors des hymnes, le drapeau français est arboré. Quand je demandais ça, j’étais moqué et persécuté. Alors que Jean-Marie Le Pen avait raison. Je combats l’injustice même quand j’en suis la victime."

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Retrouvez l'interview de Jean-Marie Le Pen en intégralité :

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