Les regrets de Mélenchon : si Hamon avait retiré sa candidature, "il serait aujourd'hui Premier ministre et moi président"

Les regrets de Mélenchon : si Hamon avait retiré sa candidature, "il serait aujourd'hui Premier ministre et moi président"

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REGRETS - Jean-Luc Mélenchon a déclaré dans une interview au quotidien "La Provence", paru ce jeudi, que si Benoît Hamon lui avait apporté son soutien au cours de la campagne présidentielle, il serait aujourd'hui président de la République et lui Premier ministre.

Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon n'ont jamais réussi à se mettre d'accord et à s'unir au cours de la présidentielle. Ce jeudi matin dans une interview accordée à La Provence, le leader de La France insoumise attribue son échec au maintien de Benoît Hamon au premier tour. "Benoît Hamon n'a pas été capable de prendre la décision qu'il fallait prendre. S'il avait retiré sa candidature, il serait aujourd'hui Premier ministre et moi président de la République", déclare dans cet entretien celui qui a obtenu 19,58% des voix le 23 avril (contre 6,35% pour le vainqueur de la primaire socialiste).


"Les lois de l'Histoire n'annulent pas la responsabilité des décisions individuelles. Macron et Bayrou ont su saisir les occasions. Nous aussi. Pas lui. C'est pour cela que je suis passé largement devant le PS. Il ne s'en relèvera pas car il est toujours tétanisé par les mêmes ambiguïtés", continue le député des Bouches-du-Rhône. Qui n'a d'ailleurs pas apprécié que la presse dans son ensemble ne retienne que ce passage de son interview.

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"Lors de la présidentielle, le PS préférait faire un score groupusculaire plutôt que de nous voir gagner. Notre intention était de prendre la tête du courant dégagiste", souligne encore Jean-Luc Mélenchon, qui estime que "la décision s'est jouée de si peu au premier tour".


"Le Parti socialiste est aujourd'hui le seul zoo de France où les animaux se gardent entre eux. La vieille gauche est à bout de souffle. Cela ne m'empêche pas de jeter la rancune à la rivière. Je tends la main à Benoît Hamon", poursuit l'ancien socialiste, dans la droite ligne des annonces de Benoît Hamon pour rallier le mouvement de contestation contre la loi Travail. "Je n'ai plus rien à prouver ! La France insoumise a ouvert une nouvelle page de l'histoire de l'émancipation. La première manche est gagnée. La deuxième est de nous amener au pouvoir. On y est presque arrivé cette fois-ci."

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