Les soutiens de Jean-Marie Le Pen "abasourdis" et "choqués"

Politique
FEUILLETON - Interrogée jeudi 20 août par BFMTV, l'eurodéputée frontiste, membre du bureau exécutif du FN, a affirmé que la décision concernant le président d'honneur du parti frontiste n'avait pas été prise à l'unanimité des voix.

Elle est un des rares cadres du FN qui soutiennent encore Jean-Marie Le Pen. Après l'annonce ce jeudi 20 août de la décision du bureau exécutif du Front nationale d'exclure le président d'honneur du du parti qu'il a fondé en 1972 t, Marie-Christine Arnautu, eurodéputé frontiste et membre du dit bureau exécutif s'est dite "choquée". 

Interrogée par BFM TV , qui cherchait à obtenir sa réaction, la vice-présidente du FN a également exprimé sa surprise à l'égard du verdict confirmé par le communiqué de presse du parti d'extrême droite. "Cette exclusion m'a surprise, a-t-elle d'abord déclaré. Nous nous sommes réunis à l'issue du bureau exécutif où chacun a pu exprimer sa prise de position et j'avais cru comprendre, alors j'ai sans doute mal compris, que nous devions à nouveau échanger par mail avant de prendre une délibération finale". 

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Un appel de Wallerand de Saint-Just

C'est finalement peu après la réunion du bureau exécutif que l'élue frontiste reçoit un coup de téléphone du trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, pour lui confirmer le sort de Jean-Marie Le Pen. Sort que Marie-Christine Arnautu conteste en laissant penser que sa voix n'a pas été entendue. "À chaud, j'ai un peu l'impression d'avoir été victime d'une mascarade", poursuit la cadre frontiste, qui affirme que la décision n'a pas été prise à l'unanimité des voix comme l'annonçait le communiqué du FN.

Mais Marie-Christine Arnautu n'est pas la seule à contester cette exclusion du président d'honneur du Front national. Lui aussi interrogé par BFM TV, Bruno Gollnisch, soutien de Jean-Marie Le Pen, s'est dit "abasourdi" par la décision du bureau exécutif, rapporte l'AFP.  "Je pense que le mot de Talleyrand après l'exécution du duc d'Enghien par Napoléon se justifie : c'est pire qu'un crime, c'est une faute", estime l'eurodéputé. En attendant le prochain épisode. 

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