Les souverainistes ont désormais leur syndicat étudiant : la Cocarde

Les souverainistes ont désormais leur syndicat étudiant : la Cocarde

UNIVERSITÉ - L'objectif de ce "nouveau syndicat étudiant", présenté vendredi 4 septembre : "repolitiser les étudiants" et former "un rassemblement indépendant de tous les étudiants patriotes aspirant à la liberté".

Ils se définissent comme "souverainistes et profondément gaullistes". Ce vendredi 4 septembre, des anciens de l'UNI - syndicat de droite - ont annoncé la création de ce qu'ils présente comme un "nouveau syndicat étudiant" et un "rassemblement indépendant de tous les étudiants patriotes aspirant à la liberté": la Cocarde Etudiante. 

Leur objectif principal : "repolitiser les étudiants", notamment pour les élections qui auront lieu au printemps 2016, mais sans être "le prolongement des motions des partis politiques" - Les Républicains et le PS - que sont à leurs yeux l'UNI et l'UNEF. Selon ses chiffres, la Cocarde, lancée en mai, compterait aujourd'hui quelque 200 adhérents. Mais Maxime Duvauchelle, son président - un ancien de l'UNI et de l'UMP version La Droite populaire - table sur le double, soit 400 d'ici la fin septembre, répartis parmi une quinzaine de sections en France (dont Assas, Sorbonne, Science-Po Paris, la Catho de Lille, Pau, Albi, etc.)

20% LR, 20% FN, 20% DLF

L'origine politique de ses adhérents "eurosceptiques" est d'ailleurs bigarrée: 20% se réclamant des Républicains, 20% du FN et 20% de Debout la France, le parti souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan. Ce dont se réjouit, auprès de La Croix , Alexandre Loubet, le tout nouveau président de Debout les jeunes, proche de Dupont-Aignan. "A priori, nous ne pouvons qu’encourager la création d’un syndicat étudiant souverainiste", explique celui qui attend de savoir "quelles sont les propositions concrètes de La Cocarde étudiante". Et que ce soit chez les Républicains ou DLF, les proximités avec le FN ne dérangent pas vraiment. "Cela ne nous pose pas de problème qu’il y ait des adhérents du FN, mais l’organisation doit rester indépendante et nous prendrions nos distances si elle s’en rapprochait trop", ajoute Alexandre Loubet. 

Par ailleurs, selon son président, le syndicat ne reçoit aucune subvention d'un parti politique mais fonctionne sur les seules cotisations et "des dons privés". Restent les revendications de La Cocarde étudiante (finalement pas si éloignées de celles de l'UNI) : la sélection à l'entrée à l'université, un accroissement de l'autonomie des universités, une hausse du numerus clausus en médecine et une augmentation du budget de la recherche, entre autres. 

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