Les très riches ont "beaucoup bénéficié des mesures fiscales prises par Macron", estime Hollande

Les très riches ont "beaucoup bénéficié des mesures fiscales prises par Macron", estime Hollande
Politique

FISCALITÉ - Invité du Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro, l'ancien président de la République François Hollande a estimé que la politique fiscale de son successeur avait bénéficié aux "très riches". Il alerte également sur l'augmentation des impôts à venir pour recouvrir la dette creusée par l'épidémie de Covid-19.

Il a refusé de qualifier de nouveau Emmanuel Macron de "président des riches". En revanche, l'ancien président de la République François Hollande a jugé qu'il était celui des "très riches", ce dimanche dans le Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro. "Quand on regarde ceux qui ont plus de 4 millions d’euros de patrimoine (0,1% de la population), c’est là qu’on peut avoir le sentiment que cette catégorie de Français a beaucoup bénéficié des mesures fiscales qui ont été prises par Emmanuel Macron", a déclaré le socialiste.

Selon lui, son ancien ministre de l'Economie n'est pas "anti-pauvre" mais "très favorable aux très riches, à mon avis c’est très malencontreux". 

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Continuant sur la politique fiscale du gouvernement, François Hollande a mis en garde contre une hausse des impôts à venir pour recouvrir la dette qui s'est creusée avec l'épidémie de Covid-19. Il estime que "le gouvernement et le président de la République ont eu raison, lorsque la crise est survenue, de prendre des mesures exceptionnelles" et de bâtir un plan de relance. "C’était de bonnes mesures. Mais les déficits se sont creusés, la crise continue (…) et chacun doit avoir à l’esprit que les emprunts d’aujourd’hui ce sont les impôts de demain", a-t-il ajouté.

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"Ne pensons pas que l'on pourra dépenser, dépenser, sans qu’il y ait de conséquences. (…) contrairement à tout ce qui se dit, les impôts vont augmenter", a-t-il prédit, prenant pour exemple le cas du déficit de la sécurité sociale, de 50 milliards d'euros. "La dette va dans la Cades (Caisse d'amortissement de la dette sociale, ndlr), financée par un prélèvement. Ce prélèvement pour couvrir cette dette va être prolongé", alors qu'il devait être arrêté, a expliqué l'ancien chef de l'Etat. Or, la "Cades est financée par une contribution exceptionnelle (...) qui touche les revenus, tous les revenus". C'est pourquoi, selon François Hollande, quand le gouvernement assure que les impôts n'augmenteront pas, "il dit vrai pour ce qui concerne aujourd'hui, il ne dit pas vrai pour ce qui concerne demain. Il faut être conscient de cette réalité."

Dans ce contexte, François Hollande souhaite un appel à la solidarité des plus favorisés : "Il s'agirait de faire une contribution exceptionnelle sur les très hauts revenus, notamment sur les revenus tirés des dividendes", propose l'ancien chef de l'Etat.

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