Levothyrox : l'ancien médicament remis sur le marché "d'ici 15 jours", un traitement de substitution accessible "dans un mois"

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SANTÉ – Agnès Buzyn a annoncé jeudi soir sur LCI la mise prochaine sur le marché d'un traitement de substitution du Levothyrox. Celui-ci sera disponible d'ici 1 mois. Gestion de l'ouragan Irma, hausse du prix du paquet de cigarettes, extension de la PMA, retrouvez également les autres annonces de la ministre de la Santé.

Invitée de David Pujadas ce jeudi sur LCI, la ministre de la Santé et des Solidarités, Agnès Buzyn, a annoncé la mise prochaine sur le marché d'un traitement de substitution au Levothyrox. On en sait un peu plus ce vendredi : ce traitement de substitution sera disponible "d'ici un mois". 

Anxiété, fatigue chronique, perte de cheveux... de nombreux patients souffrant d'effets secondaires se plaignent de la nouvelle formule du Levothyrox. Mais un traitement de substitution ne peut être mis sur le marché en quelques jours. "J'ai totalement écouté la souffrance des malades, a affirmé Agnès Buzyn. Maintenant, il faut le temps de trouver des médicaments équivalents et de les importer. (...) Cela nécessite un peu de temps." Vendredi la ministre s'est montrée plus précise : le traitement de substitution sera mis sur le marché "d'ici un mois."  


Dans l'attente de cette mise sur le marché, l'ancien Levothyrox va également être remis sur le marché "d'ici 15 jours. " 


Evoquant des "effets secondaires très, très pénibles", la ministre a tenu à rappeler qu'il n'y avait pas eu d'hospitalisations liées à la prise de ce médicament utilisé par environ 3 millions de personnes en France. Nous n'avons "pas connaissance d'hospitalisations", a-t-elle insisté, tout en affirmant que "le plus grand danger est d'arrêter le médicament" qui est "vital".

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Concernant la crise provoquée par le passage de l’ouragan Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, Agnès Buzyn a défendu le gouvernement, assurant que l’Etat avait fait de son mieux pour gérer le drame. Si elle reconnait qu’un inventaire sera nécessaire afin de savoir ce qui a fonctionné ou non, la ministre a estimé que "des centaines de morts" avaient sans doute été évités, notamment grâce à la préfète de Saint-Martin, "une personne admirable", selon elle.  


"Notre priorité, c’est de dégager les rues, de rendre de la propreté, d’apporter de l’électricité et de l’eau", a fait savoir Agnès Buzyn, appelant les sinistrés à ne surtout pas boire l’eau du robinet au risque de favoriser le développement de maladies. "Le risque d’épidémie n’est pas encore totalement écarté", a déclaré la ministre, qui a par ailleurs indiqué que toutes les démarches administratives liées aux assurances et aux indemnisations allaient être simplifiées. 

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Assurant que l'ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) à toutes les femmes était "très probable", Agnès Buzyn a cependant précisé qu’il faudrait attendre "le rapport final des états généraux de la bioéthique" qui doivent se dérouler avant la révision des lois. "Il y a aujourd’hui un problème de discrimination entre couples hétérosexuels et homosexuels", a rappelé la ministre, rejetant en revanche la possibilité de voir la gestation pour autrui (GPA) - "deux débats qui n'ont rien à voir", a-t-elle rappelé - bientôt autorisée : "Ce n’est pas un souhait du gouvernement."  

"J’ai un souhait : que cela survienne assez rapidement mais pas d’un seul coup" : fervente partisane d’une hausse du prix du paquet de cigarettes, Agnès Buzyn a néanmoins tenu à préciser que les choses ne se feraient pas dans la précipitation. "J’ai dit trois ans (avant une hausse à 10 euros, ndlr), mais je veux que les personnes qui fument aujourd’hui puissent avoir le temps de se dire qu’elles doivent arrêter", a-t-elle ainsi fait savoir. Sans entrer dans le détail, la ministre a seulement dit que la première augmentation de un euro – trois hausses successives sont attendues – du prix du paquet interviendrait "dans les mois qui viennent". 

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Interrogée sur les onze vaccins bientôt rendus obligatoires, Agnès Buzyn a expliqué que les concertations sur la question allaient se poursuivre au Parlement. "Mon objectif n’est pas la sanction", a-t-elle déclaré. La ministre juge cependant inéluctable l’augmentation du taux de vaccination en France. "Il faut comprendre qu’aujourd’hui, avec les vaccins obligatoires, nous avons un taux de vaccination de 99% pour le DT-Polio. Pour les autres, qui pour des raisons historiques ne sont pas obligatoires, nous avons un taux de 80%", a-t-elle souligné, fustigeant des risques parfois mortels, "intolérables aujourd’hui". 

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