Liaison avec Julie Gayet : le "dilemme" de François Hollande

Liaison avec Julie Gayet : le "dilemme" de François Hollande
Politique

COMMUNICATION – Alors qu'après la nouvelle publication de photos volées sa relation avec Julie Gayet semble de plus en plus avérée, François Hollande peut-il ne pas officialiser sa relation avec l'actrice ? Les avis divergent.

Les médias parlaient jusqu'ici de "compagne présumée" du chef de l'État pour évoquer Julie Gayet. Certains vont désormais jusqu'à la qualifier de "première dame quasi officielle". Depuis la publication vendredi par Voici des "photos volées" de François Hollande et de l'actrice , ensemble sur la terrasse des appartements privés de l'Élysée, leur relation n'a jamais fait aussi peu de doute.

Dimanche, Le JDD rapporte même que le couple a récemment fait une sortie dans Paris à la vue de tous, "attablé dans un café bondé de l'île Saint-Louis". Pendant que les clichés pris dans l'enceinte même du "Château" suscitent des interrogations sur la sécurité présidentielle , une autre question se pose donc désormais : François Hollande ne va-t-il pas être obligé d'officialiser son idylle avec la comédienne ?

"Pas de pression de l'opinion"

Le chef de l'État, qui avait fait la sourde oreille il y a quelques mois lorsque bruissait la rumeur d'une officialisation durant l'été, s'en tient pour l'heure à son credo : silence radio sur sa vie sentimentale (Valérie Trierweiler, en tournée pour la promotion de son brûlot best-seller , soutient même au quotidien italien Repubblica qu'il lui a assuré "il y a quelques jours", dans un "mensonge" de plus, que Julie Gayet ne venait "jamais à l'Élysée"…). Joint par metronews, un de ses plus proches conseillers suit ainsi la ligne : "Désolé mais je ne parle pas de la vie privée du Président, ni en on ni en off."

Une situation tenable pour le politologue Frédéric Dabi, qui ne voit "pas beaucoup de risques à ce que François Hollande reste dans le non-dit". "Il n'y a pas de pression de l'opinion pour qu'il en sorte, explique le directeur général adjoint de l'Ifop, car les Français font vraiment la part entre vie privée et vie publique." La preuve, relève le sondeur, en bouclant ce week-end le baromètre mensuel Ifop-JDD, qui donne dimanche Hollande à seulement 13 % de satisfaits, "quasiment aucune personne interrogée, dans les propos spontanés expliquant la bonne ou la mauvaise opinion, n'a fait référence à cette affaire de photos volées".

Il n'y a donc, selon Frédéric Dabi, "pas d'intérêt particulier" à une officialisation de la relation avec Julie Gayet, même si la question pourrait "peut-être" se poser en cas de campagne pour une réélection en 2017. Au contraire : "S'il mettait en avant son bonheur, certains Français pourraient avoir le sentiment que leurs problèmes passent après."

"Il sera obligé de prendre une position publique".

Reste que, pour le spécialiste de la communication Arnaud Mercier, François Hollande se retrouve bien face à un "dilemme". "La question n'est pas de savoir si cela peut ou non être un atout d'avoir une compagne officielle, souligne-t-il. Elle est de savoir comment le chef de l'État gère les paparazzis que cette situation de flou, d'entre-deux génère." Dans cette optique, le professeur à l'université de Metz estime que François Hollande sera "obligé de prendre une position publique, de type officialisation, s'il ne veut pas continuer à entretenir à son corps défendant cette 'peopolisation' de sa vie privée".

Pour le politologue, il ne faut pas toutefois s'attendre à voir le chef de l'État roucouler à Disneyland : "S'il communique sur le sujet, ce sera sous la contrainte et donc forcément de manière minimaliste, neutre et impersonnelle." Comme lorsqu'il avait annoncé sa rupture avec Valérie Trierweiler par un communiqué laconique à l'AFP. Affaire à suivre, donc.

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