Libérée, délivrée, Royal élue "ministre de l'année"

Politique

GOUVERNEMENT – "Me voilà ! Je suis là !", a semblé crier tout au long de l'année 2014 Ségolène Royal, cultivant une liberté de parole singulière malgré son retour au gouvernement. Un positionnement qui lui vaut ce mardi de se voir attribuer la distinction de "ministre de l'année", dans le palmarès annuel du Trombinoscope.

Reine des gênes au gouvernement, elle est consacrée "ministre de l'année". Ségolène Royal s'est vu délivrer ce prix dans le palmarès annuel 2014 du Trombinoscope, qui présente depuis 1981 les acteurs de la vie politique française et européenne dans des annuaires professionnels.

Avec cette distinction, le Trombinoscope salue le retour au gouvernement de Royal après l'exil politique plutôt glacial qui avait suivi sa défaite à la présidentielle de 2007. Mais le passé est passé et son come-back, au printemps 2014, avait concentré sur elle les feux des projecteurs lors de la composition du premier gouvernement Valls. A la tête du portefeuille de l'Ecologie, sa "montée en puissance" lui a permis de devenir une "véritable super ministre", estime la journaliste Arlette Chabot dans un communiqué publié lundi, avant la remise des prix ce mardi.

"C'est ma liberté et je la garderai quoi qu'il arrive"

Une montée en puissance qui aura surtout été marquée, en 2014, par la parole libérée de Royal. Plus de princesse parfaite : elle avait signifié quelques semaines après son retour que désormais plus rien ne l’arrêterait. "Ceux qui veulent me museler se trompent. Oui, je parle. C'est ma liberté et je la garderai quoi qu'il arrive", prévenait-elle ainsi dans Paris Match. De fait, la suite l'a prouvé : des autoroutes aux feux de cheminée , de l'écotaxe à Sivens , la ministre n'a cessé d'adopter des positions décalées par rapport au reste de son gouvernement.

Au fil de ces séquences, Ségolène Royal a su construire une parole à part. Qui lui a valu quelques recadrages officiels, et bien des grincements de dents en off. A tel point qu'en juillet, l'hebdomadaire L'Express lui consacrait sa une sous le titre : "L'emmerdeuse" . Le prix de la liberté ?

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