Plan social au PS : plus de la moitié des salariés pourraient être licenciés

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ANNÉE MAUDITE - En raison de la forte baisse des dotations publiques causée par ses mauvais résultats électoraux, le Parti socialiste va devoir procéder à un plan social. Selon nos informations, sur la centaine de permanents que compte le parti, entre 30 et 40 seulement devraient être conservés.

"Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille". Les socialistes pourraient être tentés d’emprunter cette célèbre formule de Jacques Chirac, tant l’an 2017 a été un calvaire pour le PS. Après la cuisante défaite de Benoît Hamon lors de la présidentielle, leur déconfiture aux législatives, la contrainte de vendre son siège historique rue de Solférino à Paris, la direction du PS va devoir à présent gérer un plan social, révèle ce lundi Le Monde.


En raison de ses déboires électoraux, le parti va voir ses dotations publiques fondre comme neige au soleil. De 28 millions par an, le budget du PS sera d’à peine 8 millions d’euros lors des cinq prochaines années. Soit un manque à gagner de 100 millions d'euros sur cinq ans. C’est pourquoi, en plus de vendre son siège de la rue de Solférino, le parti va devoir considérablement alléger sa masse salariale. "Nous étions 120 salariés. Une vingtaine est déjà partie depuis un an, avec des démissions ou des départs à la retraite. Il en reste donc une centaine. Et on va devoir se séparer de la moitié ou plus", avance un cadre du parti au Monde. En clair, le PS envisage de ne conserver qu'entre 30 à 40 salariés.

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Les dirigeants socialistes ne peuvent avancer aucun chiffre pour l’instant. "Nous sommes légalement interdits de dire quoique ce soit avant d’en avoir parlé aux organisations syndicales et au comité d’entreprise", explique le trésorier du PS, Jean-François Debat. Un comité d’entreprise extraordinaire est prévu le mardi 24 octobre et les représentants des salaires pourraient être mis au courant de l’ampleur des dégâts à ce moment-là. En attendant, l’angoisse règne dans les couloirs de Solférino qui "n’a jamais eu un respect scrupuleux du droit du travail", rapporte un permanent inquiet.

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