Grand débat national : des élus veulent remettre en cause la limitation de vitesse à 80km/h

Politique

VITESSE - La mesure a irrité bon nombre d’automobilistes. Si bien que des élus ruraux souhaitent que le passage aux 80 km/h sur les routes secondaires devienne un sujet du grand débat national.

"S’il y a eu un sujet qui a été confisqué, sur lequel on n’a tenu aucun compte de l’avis de nos concitoyens ou de leur représentants, c’est bien celui des 80 km/h", pointe Vincent Descoeur, député LR du Cantal, cité par France Info. En réaction, l’élu prévoit de remettre la mesure décriée sur la table lors du grand débat national. "Localement, je vais inviter les maires à porter cette question et j’ai prévu à titre personnel de saisir tant l'Association des maires de France, que l’Association des maires ruraux pour leur demander de saisir cette occasion pour débattre de cette question", ajoute l’élu. 

Pour Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 Millions d'automobilistes, aborder ce sujet dans une consultation née de la grogne jaune prend tout son sens : "C’est le vrai détonateur de la crise des Gilets jaunes, affirme-t-il au Parisien. La hausse des prix du carburant a constitué l’étincelle mais uniquement parce que la situation était hautement inflammable depuis les 80 km/h". 

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"Ça fait perdre du temps"

Comme le souligne dans Le Parisien Christophe Jerretie, député LREM de la Corrèze, la grogne dénonçant le passage aux 80 km/h sur les routes secondaires est loin d’être anecdotique dans nos régions. Notamment chez les travailleurs qui avalent chaque jour de nombreux kilomètres. "Pour nous, c'est une vue parisienne et une obligation en plus, déplore Marcel Demarty, président de la chambre des métiers et d'artisanat de la Corrèze. Cela fait que les zones rurales sont les plus touchées, ça allonge les temps de déplacement et ça fait perdre du temps", peste-t-il auprès de France Bleu.

Mais quid des vies sauvées ? En attendant un point précis prévu le 25 janvier prochain, les premiers chiffres sont plutôt encourageants. La mortalité sur les routes a ainsi baissé de 5,7% depuis le 1er juillet, date de la mise en application de la limitation.  

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