Limitation du désherbant Roundup : face à Monsanto, Ségolène Royal persiste

Limitation du désherbant Roundup : face à Monsanto, Ségolène Royal persiste
Politique

CONTRE-ATTAQUE – La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a annoncé mardi que la vente en libre service du désherbant Roundup serait interdite au 1er janvier 2016. Le rapport de force se poursuit avec le géant américain Monsanto, qui avait vivement réagi dimanche aux premières annonces de la ministre.

Ségolène Royal persiste et signe face au géant américain Monsanto. La ministre de l’Ecologie a annoncé mardi qu'elle souhaitait interdire dès le 1er janvier 2016 la vente en libre-service aux particuliers des produits désherbants contenant du glyphosate, dont le fameux Roundup. Un amendement à la loi de transition énergétique serait apporté, a précisé la ministre lors d'un déplacement.

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Une mise au point sèche qui fait suite à une passe d'armes ce week-end. Dimanche soir, la firme Monsanto avait adressé une lettre glaciale à l’AFP où elle expliquait ne pas avoir à ce stade "d'information réglementaire concernant une évolution de l'autorisation de mise sur le marché du désherbant Roundup". Une communication qui faisait suite à des propos tenus le même jour par la ministre. Sur le plateau de France 3 , Ségolène Royal avait expliqué vouloir stopper la vente libre du Roundup de Monsanto en jardineries, désherbant le plus vendu en France, souvent mis en cause pour ses effets néfastes sur l'environnement et la santé. "La France doit être à l'offensive sur l'arrêt des pesticides [...] Elle doit être aussi à l'offensive sur l'arrêt des pesticides dans les jardins et je vous annonce que j'ai demandé aux jardineries d'arrêter de mettre en vente libre le Roundup de Monsanto" déclarait-elle.

Le Roundup dans le collimateur de Royal

En mars dernier, le principe actif du désherbant, le glyphosate, a été classé comme cancérogène "probable chez l’homme" par le Centre international de recherche sur le cancer même si les "preuves sont limitées" rapporte  Lemonde.fr .

Pour l’entreprise américaine, il n’y a rien de nouveau. Et juge qu'"absolument aucune nouvelle donnée scientifique récente ne permet de remettre en cause l’autorisation [de vente du Roundup]" et estime que "dans les conditions recommandées d'utilisation figurant sur l'étiquette, le produit ne présente pas de risque particulier pour l'utilisateur". Et de préciser, comme un pied-de-nez à la ministre, qu'elle continue "à travailler activement avec les autorités compétentes pour assurer la ré-homologation décennale européenne du glyphosate".

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