Quel est le point commun entre Macron et Mélenchon ? Un logiciel !

Politique
Le marketing politique ne résiste pas à l’avènement du big data. Cette approche consistant à traiter et analyser les données en grand nombre permet désormais aux candidats d’affiner leurs campagnes pour mieux atteindre leurs électeurs. Une journaliste des Echos a mené l’enquête.

Alain Juppé, Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy ou Jean-Luc Mélenchon… ces politiques aux idées et orientations parfois diamétralement  opposées ont un point commun : tous ont recours à un logiciel d’analyse de données pour recueillir, analyser les données concernant leurs électorats. "C’est un logiciel qui permet de rentrer dans une base de données un maximum de contacts, de militants ou de sympathisants. En qualifiant ces personnes, c’est-à-dire en renseignant leur âge, leur catégorie socio-professionnelle, on va pouvoir leur envoyer des messages beaucoup plus ciblés" explique  Aurore Gorius, journaliste aux Echos et invitée du Grand Soir sur LCI pour présenter sa dernière enquête sur le sujet.

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Collecte des données : la nouvelle façon de cibler ses électeurs

Si le logiciel américain NationBuilder a séduit l’ensemble des candidats de la primaire de droite – mais aussi Jean-Luc Mélenchon, LMP "roule" pour Emmanuel Macron. Derrière cet acronyme, trois jeunes loups (Guillaume Liégey, Arthur Miller et Vincent Pons) qui ont fourbi leurs armes aux Etats-Unis après avoir organisé une campagne de porte-à-porte pour François Hollande en 2012. Leur argument commercial? Proposer les données électorales, celles de l’INSEE. "Avec cela, LMP prétend prédire le vote dans chaque bureau de vote. Grâce aux données publiques on va pouvoir savoir quel bureau de vote est susceptible de basculer et donc sur quel bureau de vote on va pouvoir concentrer ses efforts" explique Aurore Gorius.

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Les candidats ont de plus en plus recours à des logiciels de marketing politiques

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