L'Assemblée nationale vote la fin des hydrocarbures, premier test réussi pour Hulot

L'Assemblée nationale vote la fin des hydrocarbures, premier test réussi pour Hulot
Politique

ENVIRONNEMENT - C'était la mesure phare du projet de loi Hulot, votée par les députés dans la nuit de mardi à mercredi.

C'était un baptême du feu pour Nicolas Hulot. L'Assemblée nationale a voté dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 l'article phare du projet de loi Hulot sur la fin de la production d'hydrocarbures d'ici 2040. 

À l'issue de débats passionnés, les députés ont validé l'article 1er prévoyant qu'à compter de son adoption définitive par le Parlement, d'ici fin 2017, il ne pourra plus être délivré de nouveau permis d'exploration d'hydrocarbures, liquides ou gazeux. Les concessions d'exploitation existantes ne seront par ailleurs pas renouvelées au-delà de 2040.

Une promesse du candidat Macron

Le texte vise à concrétiser la promesse d'Emmanuel Macron de "sortir la France des énergies fossiles" (pétrole, gaz, charbon...). "Le changement climatique ne connaît pas de frontières géographiques et ne peut pas supporter de clivages politiques ", car "on a très peu de temps pour inverser la tendance", avait lancé le ministre de la Transition écologique et solidaire à l'ouverture des débats dans l'après-midi.

Ce projet de loi est aussi "une partie de notre réponse à ceux qui, notamment aux Etats-Unis, ont tenté de faire dérailler le train de l’Accord de Paris" de décembre 2015, avait fait valoir l'ancien "envoyé spécial pour la planète" de François Hollande.

L'Assemblée a voté une dérogation limitée et strictement encadrée à la fin des hydrocarbures, pour permettre la poursuite de l'exploitation du soufre du bassin de Lacq (Pyrénées-Atlantiques). Des députés du département (MoDem et PS) s'étaient fortement mobilisés en ce sens.

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Quid des 5.500 emplois en jeu ?

Sur le plan national, l'activité liée aux hydrocarbures concerne 1.500 emplois directs et 4.000 indirects, mais Nicolas Hulot se veut rassurant. "Il n’y aura pas de brutalité" et "nous avons un petit peu de temps" pour "construire avec les entreprises, avec les salariés, les évolutions nécessaires pour ne laisser personne de côté", a affirmé le ministre.

Après le Costa Rica, la France entend être pionnière à l'échelle mondiale, même si elle n'a jamais été un gros producteur : 815.000 tonnes de pétrole par an, essentiellement dans les bassins parisien et aquitain, soit 1% de la consommation nationale.

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