Loi Macron : le ministre de l’Économie persiste et signe après le recours du 49.3

Loi Macron : le ministre de l’Économie persiste et signe après le recours du 49.3

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POLITIQUE – Emmanuel Macron a poursuivi, ce mercredi matin, le service après-vente du 49.3, après un passage au JT de France 2, mardi soir. Il assume et récuse l’utilisation du terme "coup de force".

Emmanuel Macron droit dans ses bottes. Au lendemain du passage en force par le gouvernement de la loi sur la croissance et l’activité, sa loi, le ministre de l’Économie a assumé ce mercredi matin, sur BFMTV , le recours à l’article 49.3 de la Constitution, qui permet au  gouvernement de faire passer un projet de loi sans passer devant les députés.

La veille, sur France 2, en pleine opération SAV avec Manuel Valls, qui était invité du JT de TF1, Emmanuel Macron tenait un discours similaire et avait rappelé : "Le 49.3 est dans la Constitution". Sur la chaîne concurrente, Manuel Valls avait lui aussi assumé ce recours, niant que son usage soit un aveu d'impuissance. "Je ne pouvais pas me permettre qu'il y ait un échec", a-t-il expliqué, précisant : "Nous ne pouvions pas jouer aux dés" la loi Macron. Une expression reprise mot pour mot ce mercredi matin par le ministre de l’Économie.

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La motion de censure votée jeudi

Mais ne parlez surtout pas à Emmanuel Macron d’un coup de force, non. Le ministre récuse fermement ce terme. "Chaque article a été voté à la majorité dans l’hémicycle, on a débattu pendant des heures. Qu’on ne vienne pas me parler de coup de force", a-t-il asséné face à Jean-Jacques Bourdin.

Mardi soir, privés de vote, les députés UMP ont déposé une motion de censure qui sera mis au vote jeudi, à 16h. Une motion soutenue par l’UDI et les députés du Front de gauche, ce qui ne plaît pas beaucoup à Jean-Luc Mélenchon . Deux cas de figure suivront : son rejet, fort probable, l'UMP devant réunir la majorité absolue, ou son adoption qui entraînerait alors la démission du gouvernement.

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